Musée Pointe-à-Callière: l’histoire racontée par des objets

Mélanie Gagné Collaboration spéciale
Près de 300 objets seront offerts aux yeux des visiteurs afin de leur faire connaître les civilisations préincas et incas.
Musée Pointe-à-Callière Près de 300 objets seront offerts aux yeux des visiteurs afin de leur faire connaître les civilisations préincas et incas.

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

Cet automne à Pointe-à-Callière, à Montréal, deux expositions d’objets rares font découvrir au public des pages d’histoire étonnantes. Ces projets nous rappellent tout le caractère sacré, précieux, historique ou sociologique des objets et éléments qui nous entourent.

Qu’ont en commun un orignal albinos naturalisé, une armure de samouraï, des peluches anciennes, des cristaux et une centaine de coccinelles ? Ils se trouvent Dans la Chambre des merveilles, une exposition sur les cabinets de curiosités regroupant plus de 1 000 objets rares, insolites, exotiques ou encore scientifiques qui datent du XVIe siècle à aujourd’hui. Ces objets ont été fabriqués par l’homme ou sont des éléments issus de la nature. Ils proviennent des collections du Musée des Confluences de Lyon, en France, de plusieurs musées québécois et canadiens ainsi que de collectionneurs privés.

L’exposition a été réalisée d’après le concept original du Musée des Confluences. À Pointe-à-Callière, elle a connu le même succès qu’en France, si bien qu’elle se prolonge jusqu’en janvier 2021, au bonheur d’Anne-Élisabeth Thibault, directrice des expositions et du développement des technologies : « C’est une chouette exposition ! C’est enrichissant au niveau des contenus pour découvrir l’origine des musées. Les cabinets de curiosités sont les ancêtres des musées. L’exposition est ludique et présente des objets fascinants. »

Objets mystérieux, créatures fantastiques, animaux naturalisés et instruments scientifiques sont réunis dans six salles immersives, dont la fameuse « Chambre des merveilles », qui regroupe 500 objets et offre la chance, comme l’explique Mme Thibault, de se glisser dans la peau d’aristocrates européens ou d’explorateurs qui cherchent à comprendre le monde : « On recrée cet effet-là. On fait découvrir ce que les gens du XVIe siècle pouvaient ressentir en entrant dans une salle où il y avait une grande quantité d’objets. C’est magnifique et ça nous fait aussi réfléchir sur la pérennité des espèces. Avec la crise climatique actuelle, c’est une réflexion importante à faire. »

La richesse de la civilisation inca

Dès le 27 novembre, l’exposition Les Incas… c’est le Pérou ! s’ouvrira au public. Elle a été créée en partenariat avec les Musées royaux d’art et d’histoire de Bruxelles. Le thème : le monde des Incas et de la culture andine, celle du Pérou principalement, de la préhistoire à l’ère contemporaine.

Près de 300 objets (vases, textiles, plumes…) seront offerts aux yeux des visiteurs afin de leur faire connaître les civilisations préincas et incas, ainsi que leur influence sur les périodes coloniale, postcoloniale et contemporaine.

Anne-Élisabeth Thibault ajoute : « L’Empire inca est, au XVIe siècle, le plus grand empire connu d’Amérique du Nord, avec environ 12 millions d’individus. C’est un empire énorme qui ouvre un territoire gigantesque. Cet empire a produit des objets fabuleux. La culture inca est fortement influencée par les sociétés précolombiennes. Les Incas amènent à un niveau de perfection les connaissances, les savoirs culturels, sociaux, économiques et les techniques des sociétés qui les ont précédés. Notre exposition présente quelques-unes des sociétés précolombiennes. On a des objets qui datent d’à peu près 1200 avant notre ère. Ce sont des objets très anciens qui sont dans un état de conservation épatant. »

Dans la Chambre des merveilles

À Pointe-à-Callière jusqu’en janvier 2021

Les Incas… c’est le Pérou!

Du 27 novembre au 13 avril 2020