Les flâneurs


Geneviève Tremblay

Pierre Peuchmaurd, dix ans après
Comme il nous faut toujours de la poésie, en voici de la belle: pour souligner les dix ans de la mort du poète français Pierre Peuchmaurd, l’éditeur montréalais l’Oie de Cravan a publié en avril un ensemble de textes inédits, Les cordes de patience. Voilà des tableaux plus courts qu’une sieste d’été, une magnifique architecture de ce que nous sommes à travers les saisons et le temps. Il faut larguer les amarres et se laisser porter sous son « ciel jaune », en attendant de voir apparaître ses « grandes plaines » et leurs montures filantes. Pierre Peuchmaurd, c’est l’immensément grand dans le tout petit.


Manon Dumais

Bonjour Françoise
Surnommée le « charmant petit monstre » par Mauriac, propulsée à 19 ans sur la scène littéraire avec Bonjour tristesse, Françoise Sagan (1935-2004) a fait autant parler de ses livres que de ses frasques au cours de sa tumultueuse existence. Alors que Christian Lacroix vient de faire paraître dans la collection « Bouquins » (Robert Laffont) les oeuvres de la dame, parmi lesquelles Un certain sourire, Dans un mois, dans un an et Aimez-vous Brahms…, l’occasion paraît idéale pour se laisser emporter par sa « petite musique ». Une lecture d’été tout en délicatesse pour ceux qui ne craignent pas la mélancolie.


Olivier Sylvestre

Alerte aux robots géants

La série culte japonaise des années 1990 Neon Genesis Evangelion, longtemps disponible en DVD d’occasion uniquement, a finalement été rematricée par Netflix. Pour plusieurs — nous compris —, ce sera donc une découverte. 15 ans avant les faits, un météore frappe l’Antarctique. La fonte de ses glaces a provoqué l’inondation de la Terre et la mort de la majorité de ses habitants. Et comme si la fin du monde n’était pas assez, des « Anges », sortes d’extraterrestres, veulent réduire ce qu’il reste en poussière. On demande à un jeune garçon de piloter un robot humanoïde pour les combattre… au prix de sa santé mentale.


Sylvie St-Jacques

Errances dans le Montréal d’hier

Relire La Québécoite de Régine Robin, c’est s’offrir le luxe d’un voyage dans le temps sans nostalgie, une visite guidée dans les rues de quartiers de Montréal aux identités protéiformes, où ouvriers séparatistes côtoient juifs hassidiques ou bourgeois. C’est un réel plaisir de lecture, de s’immerger dans la prose en forme de patchwork de cette figure incontournable de la littérature migrante au Québec, qui dépeint avec liberté la réalité multiculturelle en juxtaposant Montréal à Paris et à New York, abordant par la bande la complexe question identitaire.

 

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