Le TNM lance une campagne pour financer son agrandissement

Le TNM prévoit d’amasser 4 millions par ses propres moyens et compte sur les gouvernements fédéral, provincial et municipal pour combler la différence.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le TNM prévoit d’amasser 4 millions par ses propres moyens et compte sur les gouvernements fédéral, provincial et municipal pour combler la différence.

Le Théâtre du Nouveau Monde (TNM) est en pleine campagne de collecte de fonds pour financer les travaux d’agrandissement majeurs qu’il souhaite effectuer au vieil édifice de la rue Sainte-Catherine d’ici 2022.

Ces travaux, qui visent notamment la construction d’une seconde salle de répétition en hauteur, un agrandissement des espaces administratifs et des ateliers destinés aux expériences technologiques, totaliseraient en tout 21 millions de dollars.

Le TNM prévoit d’amasser 4 millions par ses propres moyens et compte sur les gouvernements fédéral, provincial et municipal pour combler la différence. Déjà, la Ville de Montréal a annoncé son intention d’investir un million dans ce projet.

Le ministère de la Culture et des Communications du Québec a également donné son aval « à un montant », a avancé Lorraine Pintal, directrice du TNM. Mardi, Mme Pintal affirmait être en attente d’une réponse de Patrimoine Canada à Ottawa pour faire une annonce à la fin du mois de juin concernant les subventions accordées au projet. « Tout n’est pas ficelé encore », a-t-elle dit.

Cependant, de son côté, le TNM a déjà amassé 1,2 million de dollars auprès de grandes institutions, dont BMO Groupe financier, Power Corporation du Canada, Aéroports de Montréal et la Financière Sun Life.

Une campagne a également été menée à l’interne, avec un taux de participation de 99,9 %, a indiqué Mme Pintal. Cette collecte de fonds auprès des grandes institutions va se poursuivre durant l’été. Les petites entreprises et le grand public seront pour leur part sollicités à l’automne.

Une phase II

Rappelons que le Théâtre du Nouveau Monde n’a pas subi de rénovations majeures depuis 1996-1997, moment où Lorraine Pintal en prenait les rênes. Les travaux, effectués sur l’édifice qui date de 1910, totalisaient alors 13,5 millions de dollars.

À l’époque du financement de ces travaux, Jacques Parizeau — qui était à l’époque à la fois premier ministre du Québec et ministre de la Culture — avait soutenu qu’« à la rigueur, il faudrait faire une phase II ». « On avait dû couper dans le projet, notamment la construction d’une deuxième salle de répétition et d’un grand hall ouvert sur la rue », a expliqué Mme Pintal.

Le TNM souhaite ouvrir sa salle de répétition actuelle, la salle Réjean-Ducharme, à des productions extérieures, notamment issues de la diversité, à raison de deux mois par année. Il poursuivrait alors ses répétitions dans sa deuxième salle.

Les travaux projetés comptent également un ascenseur qui permettrait au public de se rendre au « paradis », soit au deuxième balcon. Un concours d’architecture devrait être lancé pour la réalisation de ces travaux, une fois le financement confirmé.