Au calendrier: l'OFFTA et le Théâtre Premier Acte

Jean-Philippe Baril Guérard, auteur et metteur en scène
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Jean-Philippe Baril Guérard, auteur et metteur en scène

L’OFFTA comme espace de travail
En 18 spectacles et performances en arts vivants, la 13e édition du OFFTA se propose de revenir à son essence, soit ses chantiers, en s’interrogeant sur « le lien intangible entre le travail et le sensible et comment celui-ci façonne notre perception ». On y verra le retour (attendu !) de Jean-Philippe Baril Guérard avec Capitalisme tardif, une proposition musclée qui fait de la fin du monde une occasion d’affaires. En solo, oscillant entre fiction et réalité, on sera curieux d’entrer dans les univers du Nuage de l’inconnaissance/The Cloud of Unknowing de l’artiste Boris Dumesnil-Poulin comme dans la mise en lecture du roman Good Boy par son auteur Antoine Charbonneau-Demers. Puisant du côté de la culture populaire, un doublé s’impose : Poneyboyz d’Audrée Lewka et les Lewski et At the end, everybody’s fucking ! d’Olivier Arteau. Autre proposition intrigante : Se prendre des artistes circassiens Claudel Doucet et Cooper Lee Smith, qui sondent la notion d’intimité en nous invitant à les rejoindre dans un appartement. Signalons aussi le retour de Se la jouer,oeuvre participative qui explore les arts vivants et leur capacité à créer des ponts entre les générations.

Premier Acte fête 25 ans de jeunesse
La saison 2019-2020 de Premier Acte est aussi celle de ses 25 ans, un anniversaire que le théâtre de la relève à Québec entend fêter « avec huit jeunes, parfois très jeunes, collectifs », en adéquation avec le risque artistique qui le caractérise depuis ses débuts. Cette nouvelle génération de créateurs prendra position, n’hésitant pas à parler de sujets polarisants comme «#MoiAussi, les gilets jaunes, des défis écologiques et de grands questionnements sociaux ». En ouverture, le Collectif Vénus à vélo présentera Fièvre, une ode au désir de vivre et à l’empathie de Rosalie Cournoyer. Suivra Amour Amour, une réflexion identitaire de Gabriel Cloutier Tremblay. Ensuite, Florence et Laura Amar proposeront Nikki ne mourra pas,qui aborde l’alcoolisme et la maladie mentale. L’hiver verra d’autres belles offrandes, parmi lesquelles ES, une autofiction aux contours documentaires qui s’interroge sur la relation entre femmes et pouvoir par le Collectif Les Reines, d’après une idée de Natalie Fontalvo, de même queFood Club, qui explore notre rapport malsain à la nourriture, par Samantha Clavet.