Exportation créative Canada: Ottawa annonce les lauréats

Le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez

Plus de la moitié des lauréats des subventions à l’exportation créative, annoncés lundi par Patrimoine canadien, sont québécois. Et le Québec représentait également plus de la moitié des projets soumis.

C’est ce que le ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez, a relevé mardi, en nommant les bénéficiaires de l’enveloppe de 7,8 millions de dollars pour cette année.

L’événement se tenait dans les locaux de Moment Factory, avenue du Parc à Montréal.

Moment Factory bénéficiera d’ailleurs d’une subvention de Patrimoine canadien étalée sur deux ans, pour faire rayonner son concept de forêt illuminée, ses installations dans des lieux religieux, et Wonderbox, son expérience immersive collective en jeux vidéo.

Moins connu, le projet de l’éditeur de manuels scolaires numériques La Boîte à Livres Éditions vise à assurer une vitrine aux éditeurs québécois de matériel pédagogique numérique en France.

« C’est la création d’une société qui va être implantée en France qui va distribuer et représenter d’autres éditeurs comme moi », explique l’instigatrice du projet, Mélanie Rizk. Cette vitrine est assurée par l’Agence de ressources éducatives numériques. La subvention obtenue permettra notamment la création d’un catalogue, en papier et numérique, qui devrait être distribué dans 40 000 écoles publiques françaises.

Selon Mme Rizk, présidente fondatrice de La Boîte à Livres Éditions, le monde de l’éducation français a un intérêt certain pour la pédagogie québécoise. « Il y a quand même un engouement pour notre pédagogie au Québec. De toute façon, le but ici, c’est le rayonnement de notre francophonie. Les objectifs de vente sont très réalistes. L’idée, c’est de mettre en avant notre pédagogie », dit-elle.

Ce matériel complémentaire a été conçu au Québec, mais pourrait être utilisé en France, de la maternelle aux lycées professionnels.

« Le numérique permet un décloisonnement, dit-elle. Le cycle de l’eau, par exemple, on le voit dans toutes les langues, partout dans le monde, comme la conjugaison, la ponctuation. Je pense qu’en ce moment, les Français ont un intérêt. Pas de tout prendre, mais ils ont une grande ouverture depuis quelques années, envers ce qui se fait au Québec. »

Ce catalogue pourrait inclure de la littérature jeunesse.

En tout, ce sont 35 millions de dollars qui seront distribués sur cinq ans, dans le cadre du fonds Exportation créative Canada. Ce sont une vingtaine de projets qui ont été retenus pour la première année de mise en oeuvre de ce programme.