Le Conseil des arts de Montréal décerne ses prix

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir «On est partis de tellement loin, de tellement rien!» s'est exclamée Elizabeth-Ann Doyle.

Posant ses murales çà et là sur les flancs de la ville, poursuivant sans relâche un travail de terrain et d’inclusion sociale, MU a bâti un musée à ciel ouvert, qui lui a valu jeudi le 34e Grand Prix du Conseil des arts de Montréal, doté d’une bourse de 30 000 $. « C’est malade ! On est partis de tellement loin, de tellement rien ! » s’est exclamée sa cofondatrice Elizabeth-Ann Doyle (notre photo), rappelant qu’il leur a longtemps fallu se battre pour faire reconnaître un art de rue que beaucoup réduisaient à de l’action communautaire. MU crée « de la beauté », mais aussi « des émotions, de l’ouverture, du sens et de la fierté », a insisté Mme Doyle, qui s’est dite très fière des fruits qui sont nés de l’approche humaniste développée chez MU. Le prix du jury, doté d’une bourse de 15 000 $, a quant à lui été remis à un organisme lui aussi très ancré dans son milieu, une jeune pousse qui a épaté par son élan et son souci pour l’autre, ZH Festival. Le jeune festival « a su offrir une plateforme fantastique pour la prise de risque », a expliqué le jury, qui a tenu à souligner la qualité du travail réalisé par sa fondatrice, directrice générale et artistique, Mellissa Larivière.