La statue de John A. Macdonald à nouveau vandalisée

Le monument a été fréquemment ciblé par des gestes du genre au cours des 18 derniers mois.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le monument a été fréquemment ciblé par des gestes du genre au cours des 18 derniers mois.

Un groupe militant revendique un nouvel acte de vandalisme commis jeudi avec de la peinture orange sur le monument érigé au centre-ville de Montréal en hommage au premier chef de gouvernement de l’histoire du Canada, John A. Macdonald.

Des patrouilleurs du Service de police de la Ville de Montréal ont constaté les méfaits en début de matinée.

Le monument a été fréquemment ciblé par des gestes du genre au cours des 18 derniers mois. Divers militants reprochent à l’ancien premier ministre Macdonald d’avoir été une personnalité hostile envers les minorités non blanches, d’avoir mis en place des mesures destinées à détruire les cultures et les traditions autochtones et d’avoir été responsable de la pendaison du chef métis Louis Riel, en 1885.

Les militants du groupe #MacdonaldMustFall disent avoir perpétré l’acte de vandalisme de jeudi en cette Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale promulguée par les Nations unies.

Le groupe demande que les monuments et statues de John A. Macdonald soient retirés de l’espace public et confiés à des lieux d’archives ou à des musées.

À Montréal, la statue de bronze de John A. Macdonald, deux fois plus grande que nature, est abritée sous un immense baldaquin de granit à son emplacement actuel depuis 1895. L’ancien premier ministre, qui est mort en 1891, est représenté dans ses fonctions officielles de haut dignitaire du Parlement canadien, vêtu de son costume de conseiller impérial privé.

L’oeuvre, qui appartient à la Ville de Montréal, a été réalisée par le sculpteur britannique George Edward Wade.

John A. Macdonald a été premier ministre du Canada de 1867 à 1873 et de 1878 à 1891.

Les militants du groupe #MacdonaldMustFall ont revendiqué l’action.