Des écrans accaparants

Les 16-64 ans ont passé plus de 40 heures par semaine en ligne l’an dernier.
Photo: Catherine Legault Le Devoir Les 16-64 ans ont passé plus de 40 heures par semaine en ligne l’an dernier.

Le Fonds des médias du Canada (FMC) publie chaque année un « Rapport sur les tendances dans l’industrie audiovisuelle » : la version 2019 collige une multitude de données provenant de différentes enquêtes et qui soulignent toutes l’importance de la consommation des écrans dans nos vies. En cinq chiffres ?

40,5 heures Les Canadiens de 16-64 ans ont passé en moyenne 40,5 heures par semaine en ligne l’an dernier, que ce soit sur un ordinateur, une tablette ou un mobile. C’est globalement un peu moins qu’en 2017 (40,8 heures), mais on note une augmentation substantielle de l’usage du mobile (16,8 heures en 2018, soit près de 30 % de plus que l’année précédente).

59,2 % Alors que 2019 marquera l’arrivée des plateformes de Disney et WarnerMedia comme concurrents directs de Netflix, cette dernière domine pour le moment outrageusement le marché des services de télévision par contournement : près de six Canadiens sur dix (59,2 %) disent avoir utilisé Netflix en 2018. Les plus proches poursuivants sont loin derrière (iTunes à 16 %, Amazon Prime Video à 14,1 % et Google Play à 12,9 %).

207 $ Entre la télévision (un peu plus de 29 $), le téléphone fixe (32 $), Internet (79 $) et le mobile (70 $), le prix mensuel des services de communication au Canada s’établissait à 207 $ (dans les collectivités rurales) selon les dernières données disponibles. Dans les centres urbains, c’était quelques dollars de moins.

123 % Les dépenses en publicité sur Internet ont explosé au Canada depuis cinq ans : de 3 milliards en 2012 à 6,7 milliards en 2017, note le rapport du FMC. Il s’agit d’une augmentation de 123 %. Les dépenses en publicité à la télévision ont pour leur part essuyé un recul de près d’un demi-milliard durant la même période, pour s’établir à 3 milliards en 2017.

34 % Dans un chapitre sur le lien de confiance ébranlé entre les consommateurs et les entreprises — cela, dans la foulée du scandale impliquant Facebook et Cambridge Analytica, portant sur la protection des renseignements personnels —, le FMC met en lumière que 34 % des Canadiens ont dit avoir confiance en Facebook en 2018. C’est un recul important pour le géant américain : en 2017, ils étaient 51 % à témoigner de leur confiance pour le réseau social. Plus largement, 62 % des Canadiens sont inquiets de la manière dont les entreprises exploitent leurs renseignements personnels. N’empêche que 53 % des Canadiens « accepteraient de partager leurs renseignements personnels en échange de produits » adaptés à leurs attentes, mentionne-t-on aussi…