Coups de cœur culturels

André Lavoie, Martine Letarte, Etienne Plamondon Emond, Émilie Corriveau, Hélène Roulot-Ganzmann, Mélanie Gagné Collaboration spéciale
<p>Alexandra Stréliski</p>
Photo: Frédéric Ménard-Aubin

Alexandra Stréliski

Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

De la musique à l’objet d’art, en passant par l’exposition et les livres, l’équipe de collaborateurs des cahiers spéciaux vous propose quelques-uns de leurs coups de cœur culturels. Autant d’idées-cadeaux à déposer sous le sapin.

L’odyssée miraculeuse d’Édouard Toulaine


Édouard Toulaine est un lapin de porcelaine à la garde-robe extraordinaire. Un lapin tellement aimé par sa propriétaire, une fillette de bonne famille, que celle-ci l’emporta un jour en croisière sur un gigantesque navire. Mal lui en prit, car il tomba par-dessus bord et erra dans le fond de l’océan, avant d’être récupéré par un pêcheur bien des années plus tard. Ce n’est là que l’une des multiples péripéties que vivra ce personnage si attachant malgré ses nombreux travers, au cours d’une odyssée miraculeuse de plus d’un siècle tout autour de la planète. Il passera de mains bienveillantes en mains malveillantes avec toujours le même optimisme et la même foi dans le fait qu’il retrouvera un jour le chemin de sa maison. Un récit bouleversant à lire en famille ou à déguster seul au coin du feu avec un bon chocolat chaud. Nul doute qu’il vous fera verser quelques larmes, tantôt chagrines, tantôt joyeuses.
H.R.-G.


Album des Fêtes : Ella Wishes You a Swinging Christmas


Si, comme moi, vous avez un faible pour la musique de Noël aux sonorités d’antan, vous aimerez sûrement l’album Ella Wishes You a Swinging Christmas. Paru sous l’étiquette Verve en 1960, il a été enregistré en studio par la célèbre chanteuse américaine Ella Fitzgerald avec la collaboration de l’arrangeur-compositeur Frank DeVol et de son orchestre. Sa version originale comprend une douzaine de titres tous aussi jazzés les uns que les autres, dont les populaires Jingle Bells, Winter Wonderland, Rudolph the Red-Nosed Reindeer et Frosty the Snowman. En 2002, Verve a concocté une réédition du classique. Celle-ci comporte six titres supplémentaires, principalement des versions alternatives de pièces qui se trouvent sur l’album original. Que vous optiez pour ce disque en format vinyle, compact ou numérique, sachez qu’il s’écoute particulièrement bien en décorant le sapin ou en confectionnant des biscuits de pain d’épice. Dans ma chaumière, il jouera sans modération tout le mois de décembre !
E.C.

Alexandra Stréliski : Inscape

Dès la première écoute, ce fut un coup de foudre. Et il a été durable. Lorsque la musique, tout en douceur, de la pianiste et compositrice montréalaise Alexandra Stréliski entre dans votre vie, vous ne voulez plus la laisser repartir. J’écoute ses œuvres lorsque je dois plonger dans un après-midi de rédaction. Les dimanches matin de farniente. Lorsque je reçois des amis à souper. On y reconnaît notamment des inspirations de Chopin et de Philip Glass. C’est beau, mélodieux, enveloppant. Son premier album, Pianoscope, dont les chansons ont beaucoup joué dans les œuvres de Jean-Marc Vallée, est aussi à découvrir. Tout le monde à qui j’ai fait écouter Alexandra Stréliski a aimé instantanément sa musique. Je vous le souhaite aussi. Qui n’a pas besoin d’un peu plus de beauté dans sa vie ?
M.L.

 

L’exposition Alexander Calder : un inventeur radical

Au moment où la neige s’alourdit sur le paysage, une petite visite au Musée des beaux-arts de Montréal, pour voir Alexander Calder : un inventeur radical, devient presque thérapeutique. À l’instar des mobiles de l’artiste américain, le temps est suspendu dans les salles à la scénographie aérée. Si l’exposition s’avère un peu courte, les enfants semblent demeurer longtemps devant la projection de son cirque miniature avec des sculptures en fil de fer, tandis que les adultes restent un bon moment devant ses mobiles empreints de liberté et de légèreté. Une bouffée d’air frais en cette période surchargée et effrénée qu’est le temps des Fêtes !
E.P.-E.

 
 Une belle tristesse pour les Fêtes


Certains jugent sa petite musique démodée. Françoise Sagan n’atteindra jamais la respectabilité littéraire d’une Marguerite Duras, mais ses romans, pleins de personnages insouciants et insoumis, ont frappé l’imaginaire. Dès son apparition dans le paysage culturel français des années 1950 avec Bonjour tristesse, qu’elle a toujours qualifié de « mince roman », sa renommée fut mondiale… et les étiquettes sur elle et son œuvre, indélogeables. Peu importe sa minceur, ce premier coup de maître, écrit alors qu’elle était adolescente, vaut le détour, ne serait-ce que pour découvrir le caractère souvent amoral de ses héroïnes. Au fil des décennies, le décor n’a que peu changé, celui d’une bourgeoisie dont elle connaissait les travers, mais elle excellait également dans l’art du portrait. Ses recueils font d’aussi beaux cadeaux que ses romans, tout particulièrement Avec mon meilleur souvenir, où elle rend hommage à des monstres sacrés : Orson Welles, Billie Holiday, Tennessee Williams, et son grand ami Jean-Paul Sartre.
A.L.

 
 L’art photographique de Bijou Bolieu


J’adore le travail de la photographe et artiste Caroline Bolieu. La jeune Bas-Laurentienne a le don de saisir la poésie d’un territoire. Cherchant à faire sortir la photographie de son cadre habituel, la photographe prend la route dans sa région avec son appareil photo, et se laisse guider par sa sensibilité. Après avoir capté la beauté de ce qui l’entoure, elle crée des bijoux photographiques sous verre recyclé. Paysages de Kamouraska à Saint-Jean-Port-Joli, photos de forêt enneigée, de billots de bois, de fleurs… Chaque collier est une œuvre d’art en soi.

M.G.