«Phénix» ou le cycle sans fin de la vie

Le spectacle «Phénix» intègre de nombreux numéros de danse, mais aussi de la contorsion, du trapèze de la roue cyr, de la jonglerie et des numéros de tissu aérien.
Photo: Catherine Legault Le Devoir Le spectacle «Phénix» intègre de nombreux numéros de danse, mais aussi de la contorsion, du trapèze de la roue cyr, de la jonglerie et des numéros de tissu aérien.

Dans plusieurs mythologies, le phénix est un oiseau qui a la faculté de renaître de ses cendres.

Ce cycle de la mort et de la renaissance, même après la sécheresse, même après l’apocalypse, est le thème central du spectacle de cirque Phénix, qui se déploie à partir de jeudi à la place Émilie-Gamelin à Montréal.

« Il n’y aura pas d’oiseau de feu dans le spectacle », dit Anthony Venisse, metteur en piste du spectacle. « Les artistes sont tous des oiseaux. »

Phénix réunit une trentaine d’artistes de cirque, qui participeront également aux Minutes complètement cirque, qui animeront la rue Saint-Denis.

Selon la tradition, ces minutes, qui ont fini par former trente minutes d’animation, s’inscrivent dans le mobilier urbain extérieur de la rue Saint-Denis.

Il y aura la minute du Cube, celle du Balcon, celle du Vivier, sur le site de l’ancienne bibliothèque Saint-Sulpice, et celle de l’Arche montée rue Saint-Denis pour l’occasion. Cette arche permet notamment des numéros aériens, dont le trapèze.

Interactivité

À chaque station, un texte sera lu, mettant le public sur la piste de Phénix, le spectacle final de la place Émilie-Gamelin.

« À travers le parcours de la rue Saint-Denis, on invite le public à nous suivre », dit Venisse.

Les artistes qui participent aux minutes sont munis d’oreillettes, par lesquelles ils peuvent intégrer les commandes pour certaines improvisations spontanées. Ils peuvent recevoir le signal, par exemple, pour proposer un numéro solo à un passant repéré dans la foule. « La déambulation est interactive. On joue beaucoup avec le public. On est en contact avec lui », dit Venisse.

L’ensemble de la déambulation dure environ une heure. Elle sera présentée deux fois par soir, respectivement à 18 h 30 et à 21 h 30.

Cette année, pour la première fois, le public pourra assister au spectacle de la place Émilie-Gamelin à 360 degrés, puisqu’une piste circulaire a été aménagée pour l’occasion. Une petite plateforme peut s’élever sur la piste, notamment pour permettre à tous de voir les numéros de main à main.

À travers le parcours de la rue Saint-Denis, on invite le public à nous suivre

Deux tyroliennes permettent par ailleurs de déplacer des éléments dans les airs pour les numéros aériens.

Phénix intègre de nombreux numéros de danse, mais aussi de la contorsion, du trapèze de la roue Cyr, de la jonglerie et des numéros de tissu aérien.

Le tout se déroule sur des musiques de Stravinski et de Tchaïkovski, et sur une conception sonore de Jérôme Guillaume et d’Antoine Bellemare.

Présenter un spectacle en plein air implique bien sûr qu’on doive s’adapter aux conditions météorologiques. La canicule des derniers jours a rendu par exemple les répétitions difficiles.

Mais les artistes sont habitués aux spectacles de rue, explique Venisse. Ceux-ci exigent qu’on doive travailler plus fort pour gagner l’attention du public.

« On est en compétition avec les bruits, la lumière, la circulation, dit Venisse. De jour comme de nuit, la ville continue de vivre. »