Les services culturels en ligne doivent payer pour le contenu canadien

Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir

Ottawa — Les géants des services culturels en ligne, comme Netflix et Spotify, devraient être forcés à verser de l’argent pour soutenir la création de contenu local avant que le Canada ne subisse des pertes d’emplois, de services et de contenu, a estimé jeudi le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Dans un nouveau rapport, l’organisme de réglementation fait valoir que le gouvernement fédéral devrait envisager de réglementer tout service de vidéo ou de musique en ligne, peu importe où ils sont situés.

Le système proposé par le CRTC générerait de nouveaux revenus pour sauvegarder des éléments comme le journalisme local et réduirait la pression sur les coffres du gouvernement fédéral — une situation financièrement insoutenable dans le modèle actuel, qui n’a pas été conçu pour l’ère numérique.

Le CRTC affirme que la déréglementation ou l’application du système de réglementation actuel des services en ligne ne permettraient pas d’éviter la perturbation numérique qui secoue les industries de la radiodiffusion et de la production.

Les consommateurs ne devraient pas voir de changements importants sur leurs factures, mais les fournisseurs de services Internet et les entreprises comme Netflix pourraient devoir payer une nouvelle taxe si le gouvernement adoptait toutes les recommandations du rapport.

Les libéraux ont demandé au CRTC de rédiger ce rapport en prévision de leur examen de la Loi sur la radiodiffusion et de la Loi sur les télécommunications, qui régissent les services de télévision, de radio et en ligne.