En piste, de corps et d’esprit à La Tohu

Les finissants de l’École nationale de cirque en répétition
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Les finissants de l’École nationale de cirque en répétition

Depuis trois ans, ils prêtent leur corps et leur âme à toutes les acrobaties. Et ils en livreront le résultat à la Tohu, du 29 mai au 10 juin, dans deux spectacles, sapience et Barok XXI. Les finissants de l’École nationale de cirque présenteront donc ces deux spectacles de fin d’année, mis en piste respectivement par Anthony Venisse et Peter James.

Chaque finissant y présentera un numéro de sa discipline de spécialité, que ce soit le fil de fer, le trapèze ballant, la corde lisse ou le cerceau. Les étudiants de deuxième année sont également invités à participer au spectacle, qui sera par ailleurs présenté, au début, par une animation des étudiants de première année et de mise à niveau.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Maxime Piché Luneau qui a développé un numéro de corde lisse, qu’il exécute les yeux bandés

« Cela donne aussi la chance à des producteurs, à des diffuseurs et à des directeurs de compagnie de voir les finissants », dit le directeur artistique de l’école, Howard Richard.

« Certains ont déjà des contrats signés », ajoute-t-il. Ces finissants proviennent des quatre coins du monde. Ils repartiront d’ailleurs probablement de par le monde mettre en valeur leur talent dans différentes compagnies. Maxime Piché Luneau, par exemple, finissant de cette année, a développé un numéro de corde lisse, qu’il exécute les yeux bandés. Il a par ailleurs adapté son numéro, sans bandeau, pour le spectacle sapience. Maxime, qui est originaire de Victoriaville, a eu le coup de foudre pour le cirque après avoir vu le spectacle Totem du Cirque du Soleil. Après avoir expérimenté la gymnastique, il s’est initié aux arts du cirque à l’âge de 12 ans.

Sapience, la pièce conçue par Anthony Venisse, plonge dix mille ans en arrière dans l’histoire de l’humanité pour arriver jusqu’à nous.

« Il y a dans ce spectacle une réflexion sur le passage du temps, ajoute Howard Richard. Il y a beaucoup de travail corporel et spirituel. » Certains artistes arriveront d’ailleurs du ciel, descendant sur scène de tout en haut de la Tohu, de 30 à 40 mètres au-dessus du sol. « C’est un rite de passage », dit-il. Les jeunes qui terminent leur cours secondaire ou collégial à l’École nationale de cirque vivent aussi un rite de passage.

Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Le directeur artistique Howard Richard

Barok XXI, pour sa part, propose une juxtaposition du temps moderne et de l’époque baroque. « Il y a aussi un sous-thème traité de l’amour. Comment l’amour était, comment il est actuellement. Perdre l’amour et retrouver l’amour », dit Howard Richards.

On retrouve de 30 à 40 étudiants dans chaque spectacle. Tous ces gens ont été sélectionnés à leur entrée à l’École nationale de cirque par un jury avisé de huit personnes. « Il faut qu’on voie si ces étudiants vont être capables de traverser trois ans de cirque. On regarde leur corps, leurs passions, leurs aptitudes, la coordination, la vitesse, l’apprentissage, on observe leur écoute durant une semaine », raconte Howard Richard.

Les arts du cirque, au cours des dernières années, ont de plus en plus emprunté à d’autres disciplines, celles du théâtre ou de la danse, par exemple. Ce qui en fait des artistes complets.

Barok XXI / sapience

Spectacles des finissants de l’École nationale de cirque, à La Tohu, en alternance du 29 mai au 10 juin