Le Musée d'art contemporain doublera ses espaces en 2021

Selon l’architecte-concepteur principal, Gilles Saucier, le projet «signalera la présence du musée sur le site de la Place des Arts».
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Selon l’architecte-concepteur principal, Gilles Saucier, le projet «signalera la présence du musée sur le site de la Place des Arts».

Le nouveau Musée d’art contemporain (MAC), qui ouvrira ses portes en 2021, doublera ses espaces d’exposition, qui atteindront 5000 mètres carrés. Il comptera un jardin suspendu, des halls d’exposition, des espaces publics, un café et un restaurant. Les espaces éducatifs seront décuplés et projetteront une vitrine du musée à l’extérieur.

C’est la firme d’architectes Saucier + Perrotte / GLCRM et Associés qui concevra les nouveaux espaces du musée, a-t-on appris lundi en conférence de presse. Le projet de Saucier + Perrotte a été retenu à l’unanimité par le jury.

Le projet que cette firme montréalaise a présenté propose une construction toute en transparence, qui invite le public à pénétrer dans l’édifice. La direction du MAC insiste d’ailleurs pour dire que le nouveau musée devrait devenir un lieu de convergence, soit un lieu où le public peut se rendre pour autre chose que pour visiter les expositions. On prévoit que les espaces puissent être utilisés pour différents événements, comme des lancements de livres, par exemple. Le restaurant sur deux étages, qui donnera sur la place des Festivals, permettra à ses hôtes d’observer ce qui s’y passe.

Déjà, au cours de l’exposition consacrée à Leonard Cohen, qui se termine jeudi, 50 % des visiteurs n’étaient jamais venus au MAC auparavant, dit le directeur du musée, John Zeppetelli. « Et on aimerait bien qu’ils reviennent », ajoute-t-il.

Durant toute la durée des travaux de rénovation, qui s’étaleront du mois de janvier 2019 à l’automne 2021, l’édifice actuel du MAC sera fermé au public. Le musée sera relocalisé temporairement dans un édifice plus petit, qui sera connu au cours des prochaines semaines. Ce sera vraisemblablement dans le Quartier des spectacles.

« Pour l’instant, ce qu’on a décidé, c’est d’avoir un petit lieu qui va être stable et fixe, où on fera des expositions […], et qu’on espère bonifier avec des événements ponctuels à travers la ville », dit M. Zeppetelli.

Le MAC n’a par ailleurs pas l’intention d’exposer ses collections durant cette période.

Cet agrandissement du Musée d’art contemporain est rendu possible grâce à la relocalisation des espaces jusqu’à maintenant occupés par les réserves du musée, conservées dans les voûtes de l’édifice. Celles-ci seront déménagées dans un autre espace, qui devrait également accueillir d’autres collections de musées montréalais. « Il y a un projet de construction » d’un espace d’entreposage de ces réserves, confirmait lundi John Zeppetelli. Le nom de Bibliothèque et Archives nationales du Québec circule également dans ce dossier, mais le tout reste à confirmer.

« Les collections ne font que grandir, alors il faut toujours de nouveaux espaces d’entreposage. Si on ajoute 20 ou 25 oeuvres, en art contemporain, ce peut être autant un fichier numérique qu’une installation qui bouffe la totalité d’une pièce. […] Une fois qu’on fait l’acquisition d’une oeuvre, c’est la responsabilité du MAC de l’héberger et de la conserver correctement. »

Le projet d’agrandissement du musée dispose d’un budget de 44,7 millions de dollars. Le ministère du Patrimoine canadien et le ministère de la Culture et des Communications du Québec y ont investi chacun 18,9 millions. La fondation du Musée s’apprête à lancer une campagne de financement pour récolter les sept millions nécessaires à l’achèvement du projet.