Québec accorde trois millions aux musées scientifiques

L’enveloppe globale de trois millions offre un répit d’au plus deux années aux neuf institutions muséales désignées, dont le Zoo sauvage de Saint-Félicien, qui compte plus de 1000 animaux.
Photo: Alexandre Shields Le Devoir L’enveloppe globale de trois millions offre un répit d’au plus deux années aux neuf institutions muséales désignées, dont le Zoo sauvage de Saint-Félicien, qui compte plus de 1000 animaux.

À quelques mois des élections provinciales, le gouvernement Couillard a annoncé lundi l’octroi d’une aide « spéciale et ponctuelle » totalisant trois millions de dollars pour les musées à vocation scientifique. Mais ces institutions attendent toujours de savoir ce qu’il adviendra de leur financement dans les années à venir.

Tout en insistant sur la « valeur inestimable » des musées de la province, la ministre de la Culture et des Communications, Marie Montpetit, a précisé que le gouvernement accordera un total de trois millions de dollars qui seront distribués à neuf institutions.

Le Cosmodôme de Laval et le Zoo sauvage de Saint-Félicien se partageront à eux seuls près de la moitié de cette enveloppe, puisqu’ils recevront chacun 650 000 $. Les musées Exploramer et Armand-Frappier auront droit à 450 000 $ chacun, alors que le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) de Tadoussac recevra 225 000 $. Un montant similaire est prévu pour le parc de la Rivière-des-Mille-Îles.

« Cette aide spéciale et ponctuelle est accordée pour soutenir la mission et la programmation à vocation scientifique et technologique de ces institutions muséales », a précisé le ministère de la Culture et des Communications, par voie de communiqué. Selon la ministre Montpetit, les fonds permettront aussi de « renforcer le sentiment d’appartenance dans nos communautés tout en favorisant le tourisme et le partage du savoir ».

Cette annonce était d’ailleurs très attendue, notamment chez Exploramer. « Nous sommes très contents. C’est une aide très salutaire », a insisté sa directrice générale, Sandra Gauthier. L’organisme de Sainte-Anne-des-Monts, qui a failli fermer ses portes au cours des dernières années en raison de difficultés financières, abrite la collection d’espèces marines du Saint-Laurent la plus importante au Québec.

Incertitudes

L’enveloppe globale de trois millions offre un répit d’au plus deux années pour les neuf institutions muséales désignées par le gouvernement Couillard, a toutefois précisé le vice-président du GREMM, Patrice Corbeil.

Qu’adviendra-t-il par la suite ? On ne le sait toujours pas, puisque les musées doivent d’abord compléter un « cahier de charges » d’ici l’automne, afin d’obtenir éventuellement le statut d’institution agréée par le gouvernement.

C’est seulement une fois cette exigence complétée que Québec pourra déterminer quels musées recevront un financement de l’État. Qui plus est, dans le cas des établissements à vocation scientifique, le gouvernement n’a toujours pas statué sur la responsabilité de leur financement, qui devrait être retirée au ministère de la Culture et des Communications.

Le cabinet de la ministre Marie Montpetit n’a d’ailleurs pas offert davantage de précisions à ce sujet, lundi. Dans une réponse écrite, on a seulement indiqué que le ministère de la Culture et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation « ont convenu de travailler en collaboration afin de trouver une solution pérenne permettant de soutenir les institutions à caractère scientifique ». Dans ce contexte, l’aide de trois millions serait « une première étape », a précisé le bureau de la ministre.