Les flâneurs

Des reporters boulimiques de culture partagent leur coup de cœur de la semaine.
Illustration: Le Devoir Des reporters boulimiques de culture partagent leur coup de cœur de la semaine.

François
Lévesque

Les insomniaques s’amusent

Elle s’amorce ce samedi 3 mars à 21 h et se conclut le lendemain sur le coup d’une heure du matin. On parle ici de la Nuit blanche à la Grande Bibliothèque, qui propose une union entre poésie et art contemporain. Le programme est varié, avec laboratoires de poésie, collages, performances et « remix » de vers célèbres, cette dernière activité relayée sur Twitter, car on est de son temps. Au micro se succéderont Moe Clark, Alexis O’Hara, Marie-Paule Grimaldi et Laurie Bédard. Cela, tandis qu’aura cours l’exposition Éclats de mémoire signée Sébastien Cliche, Moridja Kitenge Banza et Marc-Antoine K. Phaneuf.


Odile
Tremblay

Les Marguerite(s) à l’Espace Go

Choix hautement judicieux par son thème, dans une oeuvre magnifique en réouverture du théâtre Espace Go après neuf mois de travaux : Les Marguerite(s) de Stéphanie Jasmin, mise en scène avec Denis Marleau. D’excellentes interprètes : Céline Bonnier (en alternance avec Évelyne Rompré) et Sophie Desmarais succèdent sur les planches à la danseuse mythique Louise Lecavalier pour un portrait éclaté, multimédia, à travers temps et espace d’une poétesse mystique du XIVe siècle. Marguerite Porete, brûlée vive comme hérétique, et celles qui perpétuent d’une façon ou d’une autre son empreinte constituent les maillons d’une chaîne féminine brûlante dans un spectacle de haute portée symbolique et artistique.


Caroline
Montpetit

Ah! L’hiver !

La chanson L’hiver, de Gilles Vigneault et Claude Léveillée, retrouvée sous les doigts de Catherine Major, lors de l’inauguration de la nouvelle Maison de la culture Claude Léveillée, rue Jean-Talon. Les deux hommes ont composé ce chef-d’oeuvre d’ode à la blanche saison. Cette semaine, alors que plusieurs amorcent une semaine de relâche, elle revient comme une prière « Ah ! Que les temps s’abrègent, viennent les vents et les neiges. […] Vienne la blanche semaine. Ah ! Que les temps ramènent / L’hiver ! » La Maison de la culture Claude-Léveillée compte une salle de spectacles, d’exposition et… un piano.


Stéphane
Baillargeon

L’Allemagne négocie avec son passé

Berlin, 1929. La cinquième métropole du monde (plus de quatre millions de personnes à l’époque) danse sur un volcan. Le commissaire Rath (Volker Bruch) y monte de Cologne pour enquêter sur des magouilles politiques. Les factions communistes bataillent ferme entre elles. Les nazis rôdent. Les pauvres pullulent. Les riches s’amusent. C’est évidemment passionnant de voir comment l’Allemagne négocie avec ce passé très trouble qui va mener à la seconde catastrophe mondiale. Babylon Berlin est la série la plus chère de l’histoire du pays et ça se voit partout. Sur Netflix, en version originale avec sous-titres anglais.