Du cirque pour tous les goûts

Les huit ans et plus sont conviés au spectacle «Pss Pss» les 6 et 7 mars.
Photo: Baccalà Les huit ans et plus sont conviés au spectacle «Pss Pss» les 6 et 7 mars.

Et s’il était possible d’être vieux avant d’être jeune ? À l’heure où les médias multiplient nos existences parallèles, le cirque des 7 doigts s’associe aux concepteurs Victor Pilon et Michel Lemieux pour créer Temporel, un spectacle proposant une réflexion sur le temps présenté jusqu’au 27 janvier à la Cinquième Salle de la Place des Arts, à Montréal.

À travers ses âges, le personnage principal « tente de trouver “sa place” dans ce monde. Il cherche le bonheur, la présence de sa femme disparue, l’amour véritable ; il cherche à s’incarner dans notre réalité de plus en plus virtuelle », écrivent les concepteurs dans leur présentation.

Les interprètes, Patrick Léonard, Isabelle Chassé et Gisle Henriet, y sont accompagnés de personnages virtuels.

Le Cirque Éloize fête ses 25 ans cette année. Après un passage au Festival du cirque de demain à Paris, début février, son spectacle Saloon entreprend une tournée à travers les salles du Québec, de Drummondville à Chicoutimi. Éloize présentera également cet été, à Shawinigan, Nezha, le premier spectacle nocturne permanent de la Cité de l’énergie.

Le 11 février, à l’Olympia de Montréal, les productions Kalabanté proposent Afrique en cirque, un spectacle qui invite les traditions africaines dans le cirque moderne, au son de musique live. Originaire de Guinée, le fondateur de Kalabanté, Yamoussa Bangoura, a travaillé avec le Cirque Éloize et le Cirque du Soleil avant de fonder sa propre compagnie. Kalabanté signifie, en guinéen : enfant fonceur au courage exceptionnel. C’est aussi un organisme sans but lucratif qui soutient des jeunes de quartiers défavorisés de Guinée.

Photo: Jean-François Gratton «Temporel» est un spectacle proposant une réflexion sur le temps.

Du 22 février au 4 mars, la Tohu reprend la tradition du spectacle Coups de coeur et reçoit les spectacles de cirque qui ont le plus marqué l’année. Le tout se déroule sous la direction du metteur en scène Fernand Rainville, en compagnie d’un maître de cérémonie.

Durant la semaine de relâche, les 6 et 7 mars, les huit ans et plus sont conviés au spectacle Pss Pss, présenté par la compagnie Baccalà, qui avait été présenté en 2016 dans le cadre du festival Montréal complètement cirque. Aux mêmes dates, les cinq ans et plus sont pour leur part invités au conte familial Petits pieds à grignoter, du cirque Le Radiant, qui mêle acrobaties, jeux d’ombres, art clownesque et jonglerie.

Du 14 au 17 mars, la Tohu reçoit pour la première fois au Canada Yoann Bourgeois, du Centre chorégraphique national de Grenoble, avec le spectacle Celui qui tombe, qui mêle danse contemporaine et acrobatie, et où six interprètes se mesurent aux forces centrifuges et centripètes d’un plateau de six mètres.

Pour la quatrième année, on pourra assister au spectacle dImprocirque, un concept des Improduits. Les demi-finales se déroulent les 29 et 30 mars, et la finale et la fête avec DJ ont lieu le 31 mars. Les impros circassiennes sont accompagnées des impros musicales des Wonder Trois-Quatre.

Après une première collaboration en novembre dernier avec Triptyque, des 7 doigts, la Tohu s’associe à la Place des Arts pour présenter Dois des frères Luis et Pedro Sartori do Vale, du 12 au 15 avril. Ces deux frères, qui partagent ensemble la même scène pour la première fois, y explorent intimité, complicité, mais aussi rivalité, notamment à travers l’art symbolique du tir à l’arc.

Les spectacles annuels des étudiants de l’École nationale de cirque clôtureront quant à eux la saison les 29, 30, 31 mai et le 1er juin.

Et c’est la musique des Colocs qui inspirera par ailleurs, cet été, le spectacle hommage du Cirque du Soleil présenté à l’amphithéâtre de Trois-Rivières.