Un marathon d’écriture pour la liberté d’expression

L'humoriste Fred Dubé dit avoir entre autres été touché par le cas de Tdjadine Mahamat Babouri, cybermilitant emprisonné et torturé au Tchad.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir L'humoriste Fred Dubé dit avoir entre autres été touché par le cas de Tdjadine Mahamat Babouri, cybermilitant emprisonné et torturé au Tchad.

L’humoriste Fred Dubé n’a pas la langue dans sa poche, et il a toutes les raisons du monde de souhaiter cette même liberté aux autres. Il est d’ailleurs porte-parole, avec Françoise David, du marathon d’écriture Écrire, ça libère, organisé par Amnistie internationale pour venir en aide aux victimes de violation des droits de la personne dans le monde.

En entrevue, Dubé dit avoir entre autres été touché par le cas de Tdjadine Mahamat Babouri, cybermilitant emprisonné et torturé au Tchad « pour avoir publié des vidéos sur Facebook qui critiquaient le gouvernement sur la gestion publique et la crise économique », nous dit Amnistie internationale.

« Dans la vie, c’est ça que je fais, critiquer la corruption, la corruption de l’âme, du gouvernement, ou du capitalisme », poursuit Fred Dubé.

Le marathon d’écriture d’Amnistie internationale, qui se tiendra à Montréal le 9 décembre à la Maison du développement durable, bénéficie cette année de l’appui de différentes organisations syndicales, communautaires, culturelles et éducatives.

L’objectif est d’envoyer 80 000 messages d’espoir, manuscrits et en ligne, à partir du Québec. Ce geste trouvera écho, partout dans le monde, autour du 10 décembre prochain.

Amnistie suggère notamment d’écrire à Melanie Morrison, qui fait partie du mouvement national de familles de femmes autochtones disparues et assassinées, et dont la soeur Tiffany est disparue en 2006. On a retrouvé ses restes en 2010. Taner Kiliç, président d’Amnistie internationale Turquie, est quant à lui emprisonné depuis le 9 juin 2017 « sous de fausses accusations », soutient Amnistie.

Xulhaz Mannan, du Bangladesh, a pour sa part été assassiné à coups de machette alors qu’il était rédacteur du premier magazine de la communauté LGBTI du Bangladesh. Amnistie internationale demande que l’on traduise ses assassins en justice. Dans 65 % des cas, les campagnes d’Amnistie entraînent la libération des prisonniers, soutient l’organisme.

L’Association des libraires du Québec et l’Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française offriront dans une centaine de librairies participantes des cartes de souhaits exclusives, adressées à Golrokh Ebrahemini Irae, « défenseure des droits de la personne et écrivaine iranienne, condamnée à six ans de prison pour avoir écrit un livre sur la lapidation ».

1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 22 novembre 2017 01 h 37

    la parole est sacrée

    Selon moi enlever le droit de dire est la pire des choses, la parole que ca nous plaise ou pas n'est-elle pas la plus importante émergence qui puisse exister, qu'est-ce que l'esprit sans la parole, souvent, il m'arrive de penser a ce prisonnier qui comptait les jours pas des traits laissés sur des pierres, n'est ce pas ce que nous faisons chacun a notre facon, quand je parle de paroles j'inclus tous les moyens de communiquer, j'inclus également les astronautes ou les moines dans leur solitude