La SAT a développé un nouvel outil de téléscène

Au terme de plusieurs années de recherche, la SAT a dévoilé lundi un nouveau dispositif de téléprésence scénique.
Photo: Société des arts technologiques Au terme de plusieurs années de recherche, la SAT a dévoilé lundi un nouveau dispositif de téléprésence scénique.

La Société des arts technologiques (SAT) lance une première mondiale avec un projet-pilote qui connectera 19 salles de spectacles à travers le Québec, pour y permettre des rencontres créatives interactives de façon permanente.

Au terme de plusieurs années de recherche, la SAT a en effet dévoilé lundi un nouveau dispositif de téléprésence scénique, Scènes ouvertes, qui permettra à des artistes vivant à des milliers de kilomètres de distance les uns des autres de travailler en collaboration.

Pour la fondatrice de la SAT, Monique Savoie, ce projet fait en sorte qu’« il n’y a plus de région centre ». Des représentants de la scène culturelle de Rouyn-Noranda ou de Sainte-Camille ont d’ailleurs participé à la présentation.

Les 19 salles participantes utiliseront un équipement identique, pour faciliter les échanges. Il s’agit de stations mobiles, qui peuvent être déplacées grâce à des roues, et qui sont équipées de la suite logicielle Scénic, mise au point par le Metalab de la SAT. La SAT a d’ailleurs déjà fourni de la formation aux techniciens de différentes régions à cet effet. Des panneaux de contrôle reliant la SAT et d’autres salles du Québec sont disponibles.

« Il y a de nouveaux métiers à développer », disait lundi Jolyanne Mathieu, gestionnaire de projet.

Monique Savoie affirme quant à elle que ce projet-pilote, qui réunit jusqu’à maintenant une vingtaine de salles, est un « banc d’essai » pour la téléscène. Déjà, des collaborations sont prévues entre le Théâtre Outremont, par exemple, et des artistes de la ville de Gaspé. D’autres réuniront des artistes de Rouyn-Noranda et de Rimouski. Le modèle pourrait aussi se développer à l’international, croient ses concepteurs.

Pour les initiatives culturelles locales, l’outil permettra de développer de nouveaux publics. C’est le cas du Festival international du masque du Québec à Sainte-Camille, par exemple, qui se tiendra sous peu dans les Cantons-de-l’Est.