«Volta», le spectacle de la relève du Cirque du Soleil

En entrevue, le directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, mentionnait que le Cirque comptait attirer ici un public plus jeune, tout en maintenant sa clientèle d’habitués.
Photo: Patrice Lamoureux En entrevue, le directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, mentionnait que le Cirque comptait attirer ici un public plus jeune, tout en maintenant sa clientèle d’habitués.

Ce sont deux anciens du Cirque du Soleil qui signent Volta, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, qui prend l’affiche sous chapiteau, dans le Vieux-Port de Montréal, le 20 avril.

Bastien Alexandre, qui en est l’auteur et le metteur en scène, y a travaillé comme illustrateur, et Jean Guibert, directeur de création, a d’abord conçu des campagnes publicitaires pour le Cirque. Les deux jeunes hommes ont mis deux ans à créer le spectacle Volta, qui allie l’innovation et la technologie à la forme plus intime du chapiteau.

Mardi, au Vieux-Port, les médias ont eu un avant-goût du spectacle. Volta mêle numéros tout en strass, évoquant l’ambiance tapageuse d’un jeu-questionnaire de télévision, mise en scène intimiste et nostalgique, dont un duo de ballet entre une danseuse et un cycliste, et exercices de sports extrêmes. Le vélo semble d’ailleurs occuper une belle place dans ce spectacle, qui emploie notamment un champion mondial de flatland, qui conjugue ses prouesses sur deux roues à celles d’une danseuse classique, et des virtuoses du BMX.

Un public plus jeune

Le Cirque s’est donné une fois de plus la mission d’innover, et le spectacle comptera, par exemple, un numéro de lampe acrobatique, d’échelle acrobatique et de danse contemporaine. En entrevue, le directeur général du Cirque du Soleil, Daniel Lamarre, mentionnait que le Cirque comptait attirer ici un public plus jeune, tout en maintenant sa clientèle d’habitués.

Pour la finale du spectacle, au cours de laquelle des BMX multicolores virevoltent au-dessus de la scène, il a fallu installer un roulodrome formé de six énormes rampes de taille croissante.

L’histoire qui sous-tend le spectacle est celle de Waz, l’animateur d’un jeu-questionnaire télévisé qui doit délaisser la célébrité pour partir à la recherche de sa vraie nature.

Bastien Alexandre dit d’ailleurs vouloir que s’exprime la vraie nature de chacun des artistes qui participent à son spectacle. On devrait donc s’attendre à voir les 46 artistes, de 17 nationalités différentes, s’éclater sur scène. La technique est cependant encore au rendez-vous. On précise, par exemple, que « la veste aux rayons lasers que porte Waz lorsqu’il anime son jeu télévisé est équipée de 168 lasers, contient 90 mètres de fils électriques et peut émettre des rayons lasers en 115 différentes configurations » et qu’un pont de 2268 kilogrammes se déplacera de haut en bas sur la scène.

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