Une balade aux couleurs d’Expo 67

«La balade pour la paix. Un musée à ciel ouvert» trace un itinéraire entre le musée dédié à l’histoire de Montréal, soit le Musée McCord, et le nouveau Pavillon pour la paix Michal et Renata Hornstein du MBAM.
Photo: Claude Cormier et associés «La balade pour la paix. Un musée à ciel ouvert» trace un itinéraire entre le musée dédié à l’histoire de Montréal, soit le Musée McCord, et le nouveau Pavillon pour la paix Michal et Renata Hornstein du MBAM.

En 1967, Louise Arbour payait ses études de droit en travaillant comme téléphoniste à Expo 67. Elle se souvient qu’elle parlait alors difficilement l’anglais. Depuis, la juriste a été haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et siège à titre de juge ad hoc à la Cour internationale de justice.

Récemment, elle est revenue s’établir à Montréal, sa ville d’origine. Et elle sera en 2017 ambassadrice de La balade pour la paix. Un musée à ciel ouvert, une exposition en plein air de sculptures et de photographies, organisée par le Musée des beaux-arts de Montréal, qui se déploiera sur un kilomètre rue Sherbrooke, aux côtés des « drapeaux de quelque 200 pays du monde et des 13 provinces et territoires du Canada ». L’installation sera montée par Claude Cormier, qui « s’inspirera du caractère ludique et futuriste d’Expo 67 ».

Le tout marque évidemment les anniversaires conjoints de l’Expo universelle, de la Confédération canadienne et de la fondation de Montréal.

La promenade sera installée entre le MBAM et le Musée McCord, avec la collaboration des universités McGill et Concordia. On y verra 25 sculptures et installations d’artistes « canadiens et étrangers de renommée internationale », parmi lesquels Niki de Saint Phalle, Joe Fafard, Wim Delvoye ou Fernando Botero. Elles seront accompagnées d’une quarantaine de photographies d’artistes canadiens, dont Valerian Mazataud, Michel Huneault ou Benoît Aquin.

Pour Louise Arbour, Expo 67 est l’un des événements les plus marquants de l’histoire contemporaine de Montréal et du Canada. Elle signale que la paix n’équivaut pas au simple fait de ne pas être en guerre, c’est une valeur, le vivre-ensemble, qu’il faut bâtir jour après jour. Elle ajoute qu’« Expo 67 a contribué à l’ouverture de Montréal et du Québec sur le monde et que, 50 ans plus tard, des gens de partout sur la planète y vivent, partageant leur culture et leur espoir de paix ».

La balade pour la paix pourra être parcourue du 19 mai au 27 octobre 2017.