En bref: Prix agrumes de l'UDA

L'Union des artistes remettait hier ses prix Orange et Citron aux distributeurs de films étrangers les plus et les moins respectueux au Québec, une lutte «loin d'être terminée», selon le président de l'association, Pierre Curzi.

L'UDA se bat en effet depuis une dizaine d'années pour que les films venus d'ailleurs soient doublés ici, dans une langue qui fait écho aux référents culturels québécois, plutôt qu'en Europe. MGM et Buena Vista ont raflé ex aequo le prix Orange, tous les films qu'ils ont distribués au Québec ayant été doublés par des comédiens de chez nous. Le prix Citron revient à Dreamworks, qui ne fait jamais doubler ses films ici, et à Fox, dont le pourcentage de films doublés au Québec a chuté de 61 % au cours des deux dernières années. L'UDA s'en prend aussi à la Régie du cinéma du Québec, qui n'a pas été très systématique dans l'identification de l'origine du doublage des films loués ou achetés. Selon un sondage mené en 2001, 83 % des Québécois estiment qu'on devrait exiger que les films distribués ici soient doublés au Québec.