Californie - Cavalia récolte des éloges

Le critique du SFGate a accordé la plus haute note au spectacle et parlé d'une «sensation équestre». Celle du Mercury News a décrit l'affaire comme «une rencontre magique entre l'homme et le cheval». The Post Newspaper a raffiné le dithyrambe à coups de «gorgeous» et de «dreamlike show». Les médias électroniques en ont rajouté tout le week-end. Bref, Cavalia, le spectacle équestre créé à Shawinigan il y a quelques mois, a gagné son pari haut la patte avec sa première présentée vendredi soir dernier à San Francisco.

«Nos guichets ont explosé aujourd'hui avec la publication de la critique dans le SFGate», dit Martin Roy, joint hier en Californie. Cavalia a déjà écoulé 20 000 billets et a rajouté une semaine de représentations à la première prévue à l'arrivée en Californie. D'autres supplémentaires devrait être annoncées dans les heures à venir si les autres critiques confirment la tendance à l'éloge. «Nous occupons un terrain adjacent au stade des Giants, explique Martin Roy. Nous ne pourrons rester ici après le début de la saison de baseball, en avril. Il faudra alors déménager notre spectacle.»

On songe à l'Europe

Après San Francisco, Cavalia se rendra à Los Angeles. Le premier spectacle y sera présenté le 28 avril. Ce qui signifie que la troupe devra avoir quitté San Francisco au plus tard le 4 avril, le grand chapiteau nécessitant plusieurs jours de montage et de démontage. Le spectacle, qui emploie 19 cavaliers-acrobates et 33 chevaux, connaîtra dans les prochains jours sa centième représentation. Toutes, ou presque, ont été offertes à guichets fermés.

Le créateur du succès, Normand Latourelle, songe aussi à l'Europe, parce qu'il le doit à Frédéric Pignon et Magali Delgado, les artistes européens qui font partie du spectacle, dit-il. À l'origine, il avait prévu une durée de vie de trois ans pour Cavalia, mais aujourd'hui, il dit qu'il peut faire «plus que ça».