Des citoyens de Magog de nouveau mobilisés

La maison Tourigny, qui a déja été démolie. 
Photo: Vincent Ranallo La maison Tourigny, qui a déja été démolie. 

Après la bataille perdue autour de la conservation de l’îlot Tourigny, un comité de citoyens de la ville de Magog craint pour l’avenir de deux autres bâtiments ancestraux de la ville. Le départ des Ursulines du presbytère de la paroisse Saint-Patrice, qui fait face à l’îlot Tourigny, force la fabrique à chercher des façons de combler le manque à gagner de 40 000 $ créé par leur départ. Selon les membres du collectif Sauvons l’îlot Tourigny, le conseil de fabrique de la paroisse aurait tranché en faveur du projet présenté par Gilles Bélanger et Michel Lamontagne de créer dans le presbytère « une pension ou une maison de chambres ou une auberge de jeunesse ».

Or, une assemblée de consultation est convoquée mardi prochain à l’hôtel de ville au sujet d’une modification suggérée au règlement sur les usages de la zone publique qui se compose de l’église Saint-Patrice, de son presbytère et de son grand stationnement.

« Cette modification au règlement crée un précédent, écrivent les membres du collectif Sauvons l’îlot Tourigny dans un communiqué publié vendredi. Elle ouvre la voie à d’autres modifications possibles au cours des prochaines années. Par exemple, advenant le cas où le diocèse de Sherbrooke décidait de se départir de l’église Saint-Patrice, comme il l’a déjà fait pour les églises Pie-XII et Sainte-Marguerite-Marie, la porte serait ouverte à la transformation de l’église en logements ou commerces. Et le stationnement pourrait se voir surmonté d’un immeuble commercial. »

Le comité souhaite donc que l’ensemble constitué de l’église Saint-Patrice et du presbytère soit cité comme bien patrimonial.

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