Un MAC transformé pour 2020

Les ministres Hélène David et Mélanie Joly en conférence de presse, vendredi à Montréal
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les ministres Hélène David et Mélanie Joly en conférence de presse, vendredi à Montréal

Jeudi, en présence de John Zeppetelli, directeur général et conservateur en chef du Musée d’art contemporain de Montréal (MAC), et d’Alexandre Taillefer, président du conseil d’administration du MAC, Mélanie Joly, ministre du Patrimoine canadien, et Hélène David, ministre suppléante de la Culture et des Communications du Québec, ont annoncé chacune des contributions financières de 18,9 millions de dollars pour la transformation du MAC.

À cette somme de 37,7 millions s’ajoute une contribution de 7 millions de la Fondation du MAC, totalisant ainsi 44,7 millions.

« La parité parfaite ! » s’est exclamée la ministre David. « Une nouvelle glorieuse qui marque une nouvelle ère pour le MAC », a lancé le d.g. du MAC. « On a imaginé un MAC plus fréquenté, plus connecté avec les jeunes et les amoureux de l’art, a expliqué l’homme d’affaires Alexandre Taillefer. Aujourd’hui, ce rêve-là est déjà réalité. Les musées sont des lieux plus fréquentés que les stades sportifs et nous souhaitons faire du MAC non pas une cathédrale, mais un lieu d’accueil, un musée inspirant qui mérite d’être habité et fréquenté quotidiennement. »

Au cours de la conférence de presse, la ministre du Patrimoine canadien (au nom d’Amarjeet Sohi, ministre de l’Infrastructure et des Collectivités) a expliqué que l’annonce, laquelle faisait suite à celle du 20 février 2014 où le ministre des Finances de l’époque, Nicolas Marceau, avait donné le feu vert à l’agrandissement du MAC, avait tardé puisque le Fonds Chantiers Canada ne soutenait pas les infrastructures culturelles. Il a donc fallu que le ministre Sohi et la ministre Joly en fassent modifier les critères pour que le MAC puisse enfin entreprendre ses travaux de réaménagement.

Doubler l’espace

Les travaux, qui doivent débuter en 2018 et se terminer en 2020, période durant laquelle le musée sera semi-fermé, permettront au MAC de doubler ses espaces d’exposition, de présenter un plus grand nombre d’oeuvres de sa collection permanente, d’accroître la flexibilité des installations, de créer un auditorium, d’accroître l’accessibilité au service éducatif et de permettre une meilleure interrelation avec la Place des Arts et le Quartier des spectacles.

Faute d’espace, le MAC ne peut qu’exposer 1,5 % de sa collection permanente, laquelle comporte près de 8000 oeuvres : « On va au minimum doubler, potentiellement tripler l’espace dédié à la collection permanente, a expliqué John Zeppetelli en entrevue. Chaque musée ne peut que présenter une partie minimale de sa collection permanente et c’est dommage parce que nous faisons des acquisitions pour la pérennité et les générations futures. Nous voulons un musée dynamique avec des expositions temporaires et ponctuelles, qu’il y ait un bon équilibre entre les deux. Les salles de l’aile nord vont accueillir les expositions temporaires ; les salles de l’aile sud et celles du sous-sol accueilleront la collection du MAC. »

« Nous voulons rester dans l’art actuel. Chaque année, notre collection ne fait que grandir, mais c’est aussi important de mettre en contexte les pratiques actuelles. Nous avons donc une exposition que l’on considère comme historique, celle d’Edmund Alleyn, qui couvre quatre ou cinq décennies de son travail, des années 1950 jusqu’à sa mort », conclut le directeur général du MAC.