SuperMusique, Réseaux et le NEM comptent déposer une offre d'achat

Le Nouvel Ensemble moderne (NEM), SuperMusique et Réseaux sont sur le qui-vive. Ils entendent faire une offre d'achat mercredi prochain pour acquérir le pavillon Mont-Royal — l'ancien département des arts visuels de l'Université de Montréal —, où ils souhaitent s'établir et implanter un nouveau complexe musical et technologique. D'ailleurs, selon les dispositions de la vente, menée par l'agence Devencor, tous les acquéreurs potentiels ont jusqu'au 11 février pour déposer leur offre.

Pourtant, les trois organismes sont encore à l'étape cruciale de trouver des partenaires financiers privés qui ouvriraient la voie au financement public. Un dénouement semble toutefois imminent. «On attend des réponses en fin de semaine de gens qui vont nous appuyer, explique Danielle Palardy Roger, directrice générale de SuperMusique. On a bon espoir de déposer notre dossier chez Devencor.»

Du côté du NEM, on est un peu moins confiant, mais on demeure optimiste. «Si on ne peut pas déposer une offre d'achat ferme d'ici le 11, ça ne veut pas dire qu'on perd toute chance», précise la directrice Lorraine Vaillancourt. Celle-ci estime possible de proposer un scénario d'occupation de l'édifice, avec, à l'appui, des lettres de soutien venant à la fois des instances publiques et privées. «Beaucoup de gens connaissent le projet et s'y intéressent, mais on attend toujours des résultats concrets», note, plus réaliste, Mme Vaillancourt.

Les trois institutions de musique contemporaine et actuelle convoitent le pavillon Mont-Royal depuis que l'Université de Montréal a fermé le département d'arts visuels qui y logeait, en 2002. Mais elles n'ont pu entreprendre l'étude de faisabilité du projet qu'en décembre dernier. Le gouvernement tardait à leur remettre l'enveloppe nécessaire de 10 000 $.

Il y a quelques semaines, Le Devoir apprenait que, selon cette étude de faisabilité, alors sur le point de se conclure, le pavillon Mont-Royal était conforme aux exigences du projet de transformation. Le montage financier restait toutefois à terminer.

Or, le document vient d'être rendu public et évalue les coûts de transformation du pavillon à 9,3 millions. Les frais de loyer, d'administration et d'exploitation du bâtiment s'élèveraient quant à eux à 628 000 $ selon l'étude.