Igloofest voit grand pour son 10e anniversaire

Photo: Miguel Legault

Quelques années après l’Allemagne et la Grande-Bretagne, les Montréalais pourraient s’initier au lancer du sapin de Noël dès les prochaines semaines.

Le festival Igloofest, qui célèbre son 10e anniversaire cette année, songe en effet à élargir les plages horaires de ses activités.

La compétition du lancer du sapin pourrait donc se dérouler durant la journée, sur la place Jacques-Cartier du Vieux-Montréal.

Igloofest, dont les activités de 2016 débutent ce jeudi, a également redessiné son site, autour du quai Jacques-Cartier, pour disposer de davantage d’espace, entre autres pour faire danser le public en plein air lors des soirées DJ des quatre week-ends du 14 janvier au 6 février, du jeudi au samedi.

Le festival, qui célèbre depuis ses débuts la joie de profiter de l’hiver, a également des projets en marche pour les célébrations du 375e anniversaire de Montréal, en 2017. Ces projets permettraient à Igloofest de varier son offre, entre autres en organisant des activités plus familiales durant la journée.

On parle de la tenue d’olympiades d’hiver loufoques, qui pourraient également se tenir place Jacques-Cartier, et aussi d’un parcours déambulatoire de Montréal à -40, au cours duquel les participants seraient invités à visiter différentes stations.

Exporter le concept

Igloofest, dont l’organisation est également à la tête des Piknic Électronik, qui se déroulent en été, songe aussi à exporter sa formule dans différentes villes nordiques du monde. Dans un horizon de cinq ans, on aimerait toucher des pays comme la Suède, la Finlande, le Danemark et même la Pologne et la Russie.

Car l’idée est aussi d’inciter les gens à profiter de l’hiver, même si l’Igloofest de l’an dernier, qui s’est déroulé en période de grand froid, a attiré moins de visiteurs, soit 74 000 personnes, que l’édition précédente, qui en avait attiré 86 000. Alors que les premières éditions étaient surtout fréquentées par les 25 à 35 ans, le public de 18 à 25 ans est désormais au rendez-vous.

Déjà, la formule des Piknic Électronik a fait des petits dans le monde, via des coproductions dans les villes de Barcelone, de Dubaï, de Lisbonne, de Melbourne et de Santiago.

Dans le cadre de ces ententes et de ces coproductions, les Piknic Électronik doivent respecter leurs valeurs initiales, soit d’assurer la diffusion de la musique électronique tout en la sortant de son contexte habituel. Cet énoncé vaut également pour l’Igloofest, s’il en vient à être exporté.

« L’idée initiale, c’était la démocratisation de la musique électronique. On voulait la rendre plus présente dans notre quotidien, la sortir de son milieu naturel, éliminer les préjugés. On a réussi notre mission », dit, en entrevue, l’un des fondateurs d’Igloofest, Nicolas Cournoyer.

Il n’exclut cependant pas l’idée que des spectacles de musique autre qu’électronique soient un jour présentés dans le cadre d’Igloofest.

« Ça fait déjà quelques années qu’on se pose la question », dit-il, précisant qu’il y a un moment que la musique électronique se métisse avec le rock ou le hip-hop, en différentes déclinaisons. « Ça fait quelque temps qu’on se dit qu’on pourrait essayer de faire un côté plus spectacle ».

Le défi, poursuit-il, serait d’installer les infrastructures capables d’accueillir des groupes sur scène, en plus des tourne-disques et des ordinateurs des DJ invités.

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