Montréal met 2,8 millions pour le projet Bonaventure

Le projet Bonaventure est un projet de «retissage urbain», sur une superficie de plus de 15 hectares.
Photo: Ville de Montréal Le projet Bonaventure est un projet de «retissage urbain», sur une superficie de plus de 15 hectares.

La Ville de Montréal consacrera 2,8 millions de dollars à l’art public, dans le cadre de son projet Bonaventure, qui s’appuie sur le réaménagement du secteur de l’autoroute Bonaventure, au sud-ouest de la ville. L’intégration de l’art public dans ce projet formera un legs à la population montréalaise dans le cadre de 375e anniversaire de Montréal.

Selon les plans dévoilés par la Ville de Montréal cette semaine, le projet compterait une « signature visuelle forte à l’entrée du centre-ville », soit à la hauteur de la rue Wellington. Cette « oeuvre signalétique se dressera et deviendra un point de repère important pour la métropole », écrit le cabinet du maire dans un communiqué. Une autre oeuvre « signalétique et immersive distinctive » se logera pour sa part au pied du boulevard Robert-Bourassa entre les rues Saint-Paul Ouest et Saint-Jacques Ouest. On prévoit aussi l’installation d’« interventions artistiques conviviales sous le viaduc ferroviaire », ainsi que des oeuvres ou des expositions temporaires ou éphémères dans les îlots centraux de l’autoroute.

Selon le cabinet du maire, ces oeuvres d’art public seront inaugurées à compter de 2017 « alors que l’aménagement des lieux publics identifiés au projet sera complété ». Le volet d’art public englobera quelque 2 % du budget global du quartier Bonaventure, qui sera de 141,7 millions.

Le projet Bonaventure est en effet un projet de « retissage urbain », sur une superficie de plus de 15 hectares, au carrefour de Griffintown, de la Cité du multimédia et du Quartier international de Montréal.

L’oeuvre du seuil sud, à la hauteur de Wellington, sera « de nature sculpturale ou installative » selon le plan de développement de l’art public du projet Bonaventure. Les usagers de l’autoroute devraient la percevoir sur plus de 750 mètres. « Autant les touristes, les résidants, les travailleurs et les autres usagers du secteur pourront venir l’apprécier à pied et en faire une autre expérience », lit-on dans ce plan. L’oeuvre du seuil nord sera elle aussi signalétique « en étant bien visible par les automobilistes », mais « l’expérience la plus forte sera à l’échelle du piéton ». « Sa composition tiendra compte de cette fonction de déambulation : l’oeuvre pourrait ainsi être fragmentée et offrir une expérience immersive ».

Par ailleurs, les interventions artistiques dans les passages sous le viaduc ferroviaire pourraient intégrer la lumière. « La conception pourrait s’inspirer de différents aspects de l’histoire du secteur afin de la mettre en valeur. »

La Ville prévoit par ailleurs de se servir des îlots centraux pour monter une « vitrine sur l’art actuel », ouverte « aux collaborations avec des partenaires d’ici et de l’étranger ».

Une démarche de médiations culturelle s’appliquera aussi à faciliter la rencontre entre les différents publics et l’art présenté.