L’art hospitalier

En conférence de presse, lundi, le CHUM a levé le voile sur les dix projets retenus pour cette seconde phase. 
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir En conférence de presse, lundi, le CHUM a levé le voile sur les dix projets retenus pour cette seconde phase. 

Le nouveau Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) dévoilait lundi les maquettes des dix projets d’art public sélectionnés pour la seconde phase de l’hôpital en construction au centre-ville. Trois autres oeuvres seront choisies pour la troisième phase, échelonnée jusqu’en 2020.
 

La deuxième phase constitue le plus important programme d’intégration d’oeuvres à l’architecture depuis la création du plan gouvernemental québécois en 1961. Depuis cette date, 1 % du budget d’un bâtiment ou d’un site public est consacré à la réalisation d'œuvres d'art précisément conçues pour ceux-ci.

Parmi les artistes choisis pour cette seconde phase, on retrouve Henri Venne, Jean-Philippe Roy, Nicolas Baier et Yann Pocreau. Les œuvres retenues se sont distinguées par plusieurs critères dont leurs qualités artistiques, leur harmonie et leur complémentarité avec l’architecture, ainsi que leur capacité à interpeller les usagers par leur caractère apaisant et favorable à la guérison.

« Les oeuvres sélectionnées, en ayant une place de choix dans le futur hôpital, contribueront à la vitalité et l’humanité du lieu », a déclaré par voie de communiqué le p.-d.g. du CHUM et du CHU Sainte-Justine, le Dr Fabrice Brunet.

1 commentaire
  • Jean-Luc Malo - Abonné 22 septembre 2015 19 h 24

    du tape à l'oeil...

    En regardant tout cela, on réalise que toutes ces réalisations (je ne parle pas d'oeuvres d'art) ont plus affaire à la décoration et au spectacle (lire de livre récent de Llosa: La civilisation du spectacle) qu'à une attitude artistique qui élève, transcende, réconforte dans la maladie, apprivoise la mort, ce qui devrait être la vocation d'un CHU. Bref, du tape à l'oeil de type architectural qui coûte une fortune et qui distrait de la Vérité...pour nous faire oublier et éviter le questionnement sur la vie, la maladie, la mort, l'au-delà. Triste à en brailler mais reflet de notre âge (je ne parlerai pas de civilisation car je ne pense pas que nous soyons vraiment les auteurs d'une civilisation).

    Jean-Luc Malo
    abonné