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Exposition - Il était une fois... la Nouvelle-France

À chaque saison culturelle sa thématique dominante. Si l'année 2003 fut sous le signe des années 60, avec, notamment, l'exposition du Musée des beaux-arts, l'époque de la Nouvelle-France marquera 2004 de son sceau. Déjà à l'automne, Télé-Québec diffusait une télésérie éducative sur le sujet. Le réalisateur Jean Beaudin y consacre sa prochaine fresque cinématographique. Et en novembre était dévoilé un site Internet fourmillant de renseignements sur cette période de notre histoire.

Le Musée canadien des civilisations de Gatineau en rajoute. Il soulignera le 400e anniversaire de l'arrivée des Français en Amérique du Nord en consacrant son exposition-vedette à l'époque de la Nouvelle-France. L'exposition Il était une fois en Amérique française, qui s'ouvrira le 11 juin prochain, portera sur la manière de vivre plutôt que sur l'aspect politique ou militaire qu'on connaît peut-être davantage.

«L'approche que j'ai adoptée, explique le conservateur principal de l'exposition, Jean-Pierre Hardy, c'est de faire le tour des besoins de base de toute société naissante, au niveau tant individuel que collectif: comment les gens vivaient, comment les emprunts à la société européenne se sont faits et l'adaptation des gens à la vie d'ici», explique M. Hardy.

Le musée mise sur la richesse des artefacts de l'époque qu'il a récoltés auprès d'une quarantaine d'institutions de la France, des États-Unis et du Canada. Ces artefacts se rapportent à une quinzaine de thèmes — la famille, l'alimentation, le commerce, la santé, la religion, l'éducation, les sciences, les institutions — regroupés en cinq modules distincts qui abordent la vie quotidienne en Nouvelle-France.

Si 1608 est une date qui frappe davantage l'imaginaire québécois, 1604 a aussi connu un événement déterminant. «En 1604, un groupe de commerçants s'établit à l'île Sainte-Croix, à la frontière du Nouveau-Brunswick et du Maine», se plaît à rappeler le conservateur. Ce fait historique illustre bien la spécificité de cette exposition, par rapport à ce que proposent par exemple le Musée McCord à Montréal ou le Musée des Amériques à Québec.

«Il n'y en a pas de pareille, s'exclame Jean-Pierre Hardy. C'est la première fois qu'une exposition couvre toute la période française, sur l'ensemble du continent nord-américain, c'est-à-dire de l'Acadie jusqu'en Louisiane et non pas seulement le Québec actuel. C'est une exposition thématique et non chronologique sur la formation de la société en Amérique du Nord.»