OUMF s’ouvre au rire

Les arts de la rue sont l’autre grand volet de ce festival créé par la Société de développement commercial du Quartier latin.
Photo: Nadège Taront Les arts de la rue sont l’autre grand volet de ce festival créé par la Société de développement commercial du Quartier latin.

La rentrée étudiante à l’UQAM n’est plus la même depuis que OUMF déballe ses haut-parleurs sur la rue Saint-Denis. La rentrée culturelle, elle, n’a peut-être pas autant changé avec l’apparition en 2011 de cet événement consacré à la « découverte musicale et artistique ». Mais elle a sans doute gagné en diversité.

OUMF dévoilait mardi la programmation de sa 5e édition. Attendu pour la deuxième fin de semaine de septembre, le festival imposera une nouvelle fois la fermeture de l’artère centrale du Quartier latin.

« Spectacles gratuits, arts urbains, rue piétonne et plus encore », le festival OUMF couvre large. Pour sa cinquième édition, les organisateurs ajoutent une corde à un programme déjà très multidisciplinaire : l’humour. Or, ce nouveau volet, qui prendra la forme d’un gala réunissant trois jeunes humoristes, sera payant.

Une première expérience

« Le spectacle en salle, payant, ce sera une première expérience pour nous. Comme on a déjà une belle programmation extérieure, on s’est dit qu’on pouvait tester cette formule. On verra si ça marche », dit Sébastien Nasra, patron d’Avalanche, la boîte de production derrière OUMF.

Celui qui dirige également M pour Montréal, autre festival de musique émergente, ne prétend pas annoncer un festival de gratuités. « On offre quand même un tarif étudiant. On veut rester accessibles », signale-t-il, en pensant aux 18-34 ans, le public cible de OUMF.

La nouveauté pour cet OUMF 2015, le Gala humour de la rentrée, ne dérogera pas seulement à la règle de la gratuité, il sera présenté en préouverture, avant les trois jours officiels du festival. Animé par Alexandre Barrette (Atomes crochus), le spectacle mettra en scène Phil Roy, Mehdi Bousaidan et Charles Deschamps, trois étoiles montantes de l’humour, ainsi que « plusieurs autres », annonce-t-on.

Question de tisser des liens solides avec la population universitaire, le spectacle d’humour sera précédé par le 5 à 8 de l’Association de l’École des sciences de la gestion à l’UQAM. Inclure cet événement dans la programmation donne, selon Sébastien Nasra, « une valeur ajoutée pour eux [les étudiants], comme pour nous ».

Musique

La musique demeure le gros attrait de OUMF. Le folk-cajun-blues de Canailles et le rock garage de Chocolat (le groupe de Jimmy Hunt) résonneront dès le premier jour du festival, précédé sur une des deux scènes extérieures par Bernhari, homme-orchestre à découvrir.

Le deuxième jour sera rap, hip-hop, voire « postrap », avec en tête d’affiche les Dead Obies, ainsi qu’électro et rock heavy, mélange porté par les Montréalais de Ragers. Pierre Kwenders, en D.J., sera la vedette du programme du troisième et dernier soir, celui du « samedi plus familial », aux dires de Sébastien Nasra.

Les arts de la rue sont l’autre grand volet de ce festival créé par la Société de développement commercial du Quartier latin. Cette partie du programme, pensée avec Montréal complètement cirque, dirigera les projecteurs vers des adeptes du monocycle (le groupe Monoréal) ou du patinage sur roues alignées (la compagnie Patin libre).

Avec le volet « OUMF ta rue », les gens sont invités à participer à un « grand jardin d’oeuvres spontanées et éphémères » sur le bitume, un peu à la manière de ce qui se fait sur l’avenue du Mont-Royal lors de l’événement Nuit blanche sur tableau noir.

Une compétition de breakdance, des projections de documenteurs (au bar de la Cinémathèque québécoise), une allée de bouquinistes (à l’ombre de la Grande Bibliothèque) et des combats de haïkus sont parmi les nombreuses autres activités à l’affiche.

Le 5e OUMF se déroulera du 10 au 12 septembre.

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