Tous derrière Panahi

Image tirée du film «1/3/10», de Georges Schwizgebel
Photo: Georges Schwizgebel Image tirée du film «1/3/10», de Georges Schwizgebel

Depuis quatre ans, le cinéma d’animation québécois pousse un cri à l’échelle de la planète. À l’initiative de Marcel Jean, aujourd’hui directeur de la Cinémathèque québécoise, huit films ont été réalisés pour appeler à la libération de Jafar Panahi. Le cinéaste iranien, condamné en 2010 au silence pour ses opinions politiques, a d’abord été emprisonné et est désormais assigné à sa résidence.

Diffusés dans des festivals ici et là, les huit titres ont été réunis par Vidéographe, centre d’artistes montréalais, voué à la distribution d’oeuvres d’arts médiatiques indépendantes. Celui-ci les présente ensemble pour la première fois, en webdiffusion, 24 heures sur 24 (à moins de pépins techniques), sur Visualcontainer, une plateforme d’art vidéo italienne.

Parmi les réalisateurs qui ont répondu dès 2012 à l’appel de Marcel Jean figurent Pierre Hébert et Théodore Ushev, deux incontournables de l’animation abstraite au Québec.

Les projets se sont suivis et continueront tant que Panahi ne sera pas complètement libéré. « Il n’est plus entre les murs d’une prison, mais il demeure emprisonné dans son pays. Les films seront diffusés tant qu’il ne sera pas complètement libre de ses droits et actions », note Audrey Brouxel, de Vidéographe.

Rappelons que, même interdit de cinéma, Jafar Panahi a réussi à réaliser des films, dont Taxi Téhéran, pour lequel il a obtenu en février l’Ours d’or du Festival de Berlin.