De 30 000 à 50 000 clichés de Jacques Nadeau emportés dans un cambriolage

Jacques Nadeau
Photo: Michaël Monnier Le Devoir Jacques Nadeau
Catastrophe pour Jacques Nadeau, photojournaliste vedette du Devoir. Des cambrioleurs se sont emparés de disques durs comptant de 30 000 à 50 000 de ses clichés, chez lui, mardi. 

« Je me suis fait voler chez moi. On m'a pris l'essentiel. 30 000 photos sur disques durs. Si vous en voyez passer, prévenez-moi. Dure réalité... », écrivait celui qui œuvre au quotidien de la rue de Bleury depuis plus de 20 ans, mardi soir. 

Le vol s'est déroulé alors que le photographe était au travail. Dans la copropriété d’Outremont de Jacques Nadeau, le voleur s’est emparé de cinq disques durs contenant plusieurs téraoctets de photographies, représentant 35 ans de carrière.

À son arrivée chez lui, le photographe professionnel a tout de suite constaté que quelque chose n’allait pas. Il s’est précipité à l’étage, où se situe son espace de travail, pour constater l’étendue des dégâts : près de 95 % de la collection personnelle de Jacques Nadeau s’étaient volatilisés. 

« Il y a de tout, notamment des projets personnels. Je préparais un projet [sur les couples interculturels] qui devait paraître sous peu. Juste ce projet-là, c’est 6 mois de travail qui disparaissent », déplore-t-il.

Il espère être en mesure de retrouver certains clichés enregistrés ici et là, sur des clefs USB, des ordinateurs portables. Les archives du Devoir en comptent également une bonne partie. 

« Il faudrait pratiquement un miracle pour qu’on retrouve les photos. Ils ont même volé des impressions de photos. Mon condo, c’est des photos partout sur les murs. Ils ont tout pris. En fait, ils ont pris juste la télé et des photos. Je ne suis pas dans la tête du voleur, mais mes photos semblaient être la motivation du vol », estime Jacques Nadeau. 

Sur les réseaux sociaux, déjà, les amateurs du photographe se sont mobilisés afin de tenter de l’aider à retrouver les précieux disques durs. Les policiers ont ouvert une enquête.
11 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 15 juillet 2015 10 h 42

    Dans la tête du voleur?

    il n'y a qu'un grand trou

  • Mario Laprise - Abonné 15 juillet 2015 10 h 45

    Quelle misère!

    Voler de l'argent, on peut comprendre, mais des photos!
    Désolant. Le ou les voleurs sont des être misérables qui méritent le « goulag », pour les rééduquer... Et encore!

    • Patrick Boulanger - Abonné 15 juillet 2015 13 h 37

      M. Laprise, je compatise également avec l'excellent photojournaliste du journal Le Devoir, mais vous ne croyez pas que vous exagérez passablement avec votre " goulag "?

  • Alexandre Thibodeau - Abonné 15 juillet 2015 10 h 50

    Vive l'encryption et les backups en ligne...

  • Éric Alvarez - Inscrit 15 juillet 2015 10 h 50

    Ce n'est plus du vol...

    C'est un manque d'humanité de littéralement voler la vie de quelqu'un.

  • Lisette Laverdière - Abonnée 15 juillet 2015 13 h 34

    Tellement désolée !

    Je comprends votre indignation. Vos images m'interpellent à tout coup.

    J'ai peine à croire que vos photos puissent circuler impunément sans être identifiées par l'un ou l'autre de vos multiples admirateurs et professionnels de l'information ici ou à travers la planète.

    Lisette Laverdière, abonnée