Un grand chantier qui débutera à l’automne

La ministre Hélène David a prononcé une allocution devant le CORIM, jeudi.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir La ministre Hélène David a prononcé une allocution devant le CORIM, jeudi.

Le chantier qui mènera à la nouvelle politique culturelle sera lancé à l’automne, confiait jeudi Hélène David. Invitée par le Conseil des relations internationales de Montréal à livrer une conférence sur la culture québécoise et le monde, la ministre de la Culture et des Communications a réitéré sa volonté de mettre à jour les grandes orientations du domaine qui la concerne.

« C’est fascinant une nouvelle politique culturelle, parce que ça touche à tous les secteurs. On aura l’occasion avec des consultations de [la faire]. Le chantier sera lancé dans quelques mois et on veut atterrir avec la nouvelle politique pour fêter le 25e anniversaire de la première. Si vous calculez, ça donne 2017 », affirme la ministre, qui avait annoncé il y a un an sa volonté de s’attaquer à ce dossier.

Renouveau

La politique culturelle, mise en place par Liza Frulla, alors ministre du dernier gouvernement de Robert Bourassa, date de 1992. Hélène David veut entendre les propositions de tous les secteurs, dans toutes les régions, et promet de « développer des secteurs, des silos, qui n’existaient pas ». « Il faut actualiser en tenant compte des nouveaux paramètres », dit-elle.

Parmi les grands vecteurs qui seront revus figurent les programmes du Conseil des arts et lettres du Québec et de la Société des entreprises culturelles, deux organismes qui planchent déjà sur leurs nouvelles orientations à prendre.

Devant un parterre occupé en majorité par les acteurs du milieu des arts, la ministre David s’est félicitée d’avoir vu les sommes allouées à la culture grimper de 2,8 %, selon le plus récent du budget de son collègue Carlos Leitão. Or, cette relative santé financière du ministère de la Culture ne lui permet pas, pour le moment, de s’engager à venir au secours de la culture en région.

Festivals en détresse

En quelques jours, le Festival de la chanson de Tadoussac et le Festival en chanson de Petite-Vallée ont admis tour à tour manquer crûment de ressources financières, conséquence notamment de l’abolition d’organismes subventionnaires comme les Conférences régionales des élus et les Centres locaux de développement.

« Je regarderai très attentivement cette question. Je veux vraiment qu’on ait une réflexion sur la question des festivals en région. Ce ne sont pas tous [les festivals] qui sont dans les mêmes inquiétudes financières, mais il faut trouver une façon d’assurer leur pérennité », dit Mme David, qui voit cette situation comme un problème interministériel impliquant tout le gouvernement.

«Il faut évaluer leurs fonctionnements, leurs plans d’affaires, les difficultés auxquelles ils font face, sur quelles raisons on peut agir et sur lesquelles non. Je ne peux rien annoncer, admet-elle, mais les deux [Tadoussac et Petite-Vallée] disent regarder pour l’automne la suite des choses et on sera au rendez-vous. »

C’est fascinant une nouvelle politique culturelle, parce que ça touche à tous les secteurs. On aura l’occasion avec des consultations de [la faire]. Le chantier sera lancé dans quelques mois et on veut atterrir avec la nouvelle politique pour fêter le 25e anniversaire de la première. Si vous calculez, ça donne 2017.

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