De Vallières à Misteur Valaire, sous le vent de Montréal en lumière

Vincent Vallières, qui sera aux commandes du concert d’ouverture de Montréal en lumière
Photo: Benoit Rousseau Vincent Vallières, qui sera aux commandes du concert d’ouverture de Montréal en lumière

Entre musique en tout genre, plaisirs gastronomiques variés et activités sportives plus ou moins hautes en émotions, le Quartier des spectacles sera animé d’un nouveau souffle du 19 au 28 février, alors que le festival Montréal en lumière installera ses pénates sous le ciel de la métropole.

Comme d’habitude, chaque soir aura son spectacle extérieur sur la place des Festivals, exception faite des lundi 23 et mardi 24 février, où tout le site est en relâche. C’est Vincent Vallières qui sera aux commandes du concert d’ouverture, lui qui était déjà monté sur les planches extérieures de Montréal en lumière en 2011 pour lancer la Nuit blanche — dont la programmation 2015 reste encore à dévoiler.

Variés et dansants

Les choix musicaux de Laurent Saulnier, vice-président programmation et production de Montréal en lumière, sont assez variés, mais souvent dansants. À preuve, la présence du groupe trad De Temps Antan, de Brigitte Boisjoli, de Pierre Kwenders, de Random Recipe et du groupe Misteur Valaire, qui donnera le coup d’envoi de la Nuit blanche du 28 février. S’ajoutent les concerts de la douce Elisapie et de l’intrigante musicienne suisse Eliana Burki, qui joue du cor des Alpes en le transportant vers de nouvelles sonorités blues, rock ou funk.

La programmation propose aussi les concerts familiaux des Petites Tounes et de Benoît Archambault, ainsi que la musique, en soirée, de plusieurs DJ et VJ montréalais. « Pour moi, l’idée de Montréal en lumière dehors, c’est d’avoir le plus de diversité possible, dit Saulnier. L’idée est d’essayer de ne pas parler au même monde tout le temps. »

Et le froid ? Vincent Vallières ne s’en fait pas trop. Le plus dur, a-t-il raconté au Devoir, ce sont les 15 premières minutes. « Tu le demanderas aux gars de la construction. Au début, tu te dis que les doigts vont te tomber, et après, étrangement, le corps “processe” ! Mais pour les guitares, c’est infernal, c’est impossible […] Tu ne peux aucunement jouer de finesse — pas que je sois un joueur de finesse ! C’est plus comme du bruit, du bonheur, sans prétention aucune. »

Pierre Kwenders, lui, mise sur sa musique dansante pour se réchauffer et pour réchauffer la foule. « On va essayer de rajouter quelques petites nouvelles affaires au spectacle, raconte celui qui vient d’obtenir une nomination aux prix Jonu dans la catégorie World. On a des danseuses avec nous, j’ai un DJ aussi. L’énergie va vraiment être là pour faire bouger les gens et faire la fête. »

C’est la Suisse qui sera le pays à l’honneur de cette 16e édition de Montréal en lumière. Préparez-vous à voir du fromage sous toutes ses formes, des photos de montagnes, de vieilles affiches helvètes et d’autres références suisses. Même la grande roue sera suisse, c’est dire.

Nouveauté qui saura plaire : une tyrolienne sera installée dans le Quartier des spectacles. L’installation aérienne transportera ses passagers de la rue Balmoral, à l’ouest du site, jusqu’aux environs de la rue Saint-Urbain, plusieurs dizaines de mètres plus loin.

Détails et programmation au www.montrealenlumiere.com.