Le Divan orange recevra des stagiaires... et des sous

Le Divan orange avait quelque 25 000 dollars de dettes à cause d’amendes pour bruit excessif, mais aussi parce que son système de son avait rendu l’âme.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir Le Divan orange avait quelque 25 000 dollars de dettes à cause d’amendes pour bruit excessif, mais aussi parce que son système de son avait rendu l’âme.

Le ciel s’éclaircit sur la salle de spectacles du Divan orange, qui était jusqu’à tout récemment menacé de fermeture à cause d’amendes répétées liées à des plaintes déposées par une locataire de l’immeuble qui tolère mal le bruit.

Le Divan orange vient en effet de contracter une entente avec l’école de musique Musitechnic, par laquelle des stagiaires de l’école viendront tester leurs compétences sur les équipements du Divan orange, en échange d’un don de 10 000 $.

Les élèves ont peu d’occasions de se pratiquer en situation de spectacle réel, explique Tommy Belisle, qui s’occupe des communications pour le Divan orange. Ces stages, qui surviendront deux fois par mois dans la salle de spectacles du Divan orange, viendront pallier cette lacune. Ce 10 000 $ s’ajoute à un montant de 10 000 $ qui a été récolté lors d’une « levée de son » au bénéfice du Divan orange. La salle de spectacles du boulevard Saint-Laurent avait quelque 25 000 dollars de dettes à cause des plaintes, mais aussi parce que son système de son avait rendu l’âme juste avant ces événements. Le Divan orange doit également effectuer des travaux pour assurer une meilleure acoustique des lieux, afin d’éviter que de nouvelles plaintes se présentent.

« On devrait être près du compte », dit M. Belisle.

La salle de spectacles a l’intention de contester les contraventions dressées par la police de la Ville de Montréal, mais elle a aussi engagé des frais d’avocats dans l’affaire et même des frais d’agent d’immeubles, dans l’espoir de reloger la locataire plaignante.

Celle-ci devrait par ailleurs déménager sous peu, avance M. Belisle. Le Divan orange a accumulé 12 ou 13 amendes de quelque 1200 $ chacune, explique M. Belisle. La locataire a en effet entrepris cet automne d’appeler la police tous les soirs pour se plaindre du bruit. La salle de spectacles et le bar sont ouverts quotidiennement, mais la décision de donner une amende relève des agents appelés.

Le Divan orange a par ailleurs l’intention de se servir du deuxième étage de l’immeuble, présentement inoccupé, pour établir un centre de diffusion des musiques émergentes, entre autres en collaboration avec Indie Montréal et MEG Montréal.

« [Les propriétaires] veulent gérer un centre culturel qui réunirait plusieurs acteurs de la musique » émergente, poursuit M. Belisle.