Le livre papier encore prisé par les jeunes

D’après l’étude, 77 % des enfants disent que la majorité des livres qu’ils ont lus étaient des livres de papier.
Photo: Annik MH De Carufel Le Devoir D’après l’étude, 77 % des enfants disent que la majorité des livres qu’ils ont lus étaient des livres de papier.

La majorité des enfants sondés par une étude américaine, et commanditée par les éditions Scholastic, ont dit qu’ils continueraient à vouloir lire des livres de papier même si leurs livres existaient en format numérique. Et même si la proportion d’enfants ayant déjà lu un livre numérique a passablement augmenté depuis quatre ans — passant de 25 % à 61 % —, 77 % des enfants disent que la majorité des livres qu’ils ont lus étaient des livres de papier.

La moitié des enfants de 6 à 17 ans joints étaient en train de lire un livre au moment de l’étude, tandis que 20 % venaient d’en finir un. Lorsqu’on leur demande quels sont les livres qu’ils préfèrent, 91 % des enfants répondent que ce sont des livres qu’ils ont choisis eux-mêmes. En outre, 70 % disent aimer les livres « qui les font rire », 54 % disent aimer les livres « qui stimulent leur imagination », 48 % aiment que les livres « racontent une histoire inventée » et 43 % souhaitent y retrouver « des personnages qu’ils aimeraient être parce qu’ils sont intelligents, forts et braves ». Aussi, 43 % aiment que les livres leur « apprennent quelque chose de nouveau », et 41 % aiment y retrouver « un mystère ou un problème à résoudre ».

L’enquête de Scholastic a été effectuée auprès de 2558 parents et enfants, dont 506 parents d’enfants de 0 à 5 ans, et 1026 parents d’enfants de 6 à 17 ans. Un enfant par ménage a par ailleurs été sélectionné pour répondre à l’étude. La sélection de personnes interrogées se voulait représentative de la population américaine en fonction du dernier recensement.

Les enfants de 6 à 17 ans ainsi que leurs parents considèrent qu’avoir de bonnes aptitudes de lecture est la compétence la plus importante qu’un enfant devrait développer. D’ailleurs, 75 % des parents de ces enfants trouvent que leur enfant devrait lire davantage et 71 % souhaiteraient que leur enfant ait davantage d’activités « qui n’impliquent pas de regarder un écran ». Les enfants de 6 à 11 ans considérés comme des « lecteurs assidus » sont ceux qui disent lire une moyenne de 43,4 livres par années, tandis que ceux qui ne sont pas considérés comme assidus lisent une moyenne de 21,1 livres par année.

La moitié des jeunes qui lisent en dehors des obligations scolaires considèrent qu’il s’agit de l’un des plus beaux moments de leur journée.

Pour aider l’assiduité

Parmi les facteurs les plus importants qui influent sur l’assiduité des jeunes lecteurs, on retrouve : « le fait de se considérer comme quelqu’un qui apprécie beaucoup la lecture », « la certitude qu’il est important de lire pour le plaisir », et « le fait d’avoir des parents qui lisent beaucoup ». Les chercheurs ont aussi observé que l’école joue un rôle plus important dans le fait d’induire à la lecture pour le plaisir chez les élèves de milieux défavorisés que chez ceux de milieux favorisés.

Le fait de lire à haute voix à ses enfants est également reconnu comme un facteur prédisposant leur assiduité comme lecteur.

Chez les enfants de 0 à 5 ans, 54 % se font lire des histoires à voix haute à la maison, selon l’étude. Ce taux baisse à 34 % pour les enfants de 6 à 8 ans, puis à 17 % pour les enfants de 9 à 11 ans. De l’ensemble des enfants, 83 % ont dit avoir beaucoup aimé se faire lire à voix haute par leurs parents, parce que cela représentait un moment agréable en leur compagnie.