«Retrouvailles» dans le milieu de la peinture

Alors que des tableaux de Véronèse sont regroupés pour la première fois depuis très longtemps, un Rembrandt volé en 1999 a été retrouvé cette semaine.

 

Disséminée aux quatre coins du monde, l’oeuvre de Véronèse, l’un des grands peintres de la Renaissance vénitienne, a trouvé son chemin jusqu’à la National Gallery de Londres pour une exposition qui réunit des tableaux parfois séparés depuis des siècles.

 

Pour la critique britannique, il ne s’agit pas seulement de la plus grande exposition jamais consacrée à l’artiste au Royaume-Uni, mais aussi de l’un des rendez-vous à ne pas manquer cette année, susceptible de connaître le même énorme succès que celle de Léonard de Vinci en 2011.

 

Les quelque 50 oeuvres tout en opulence viennent des musées d’Espagne, de France, d’Italie ou des États-Unis pour converger à la National Gallery et y célébrer jusqu’au 14 juin la « magnificence de la Renaissance vénitienne » par le biais de l’un de ses plus grands ambassadeurs.

 

« On a réuni des tableaux qui n’ont jamais quitté Venise, d’autres qui n’ont jamais quitté Paris depuis le XIXe siècle. On a des oeuvres qui avaient été séparées depuis 300 ou 400 ans, qui n’ont probablement plus été vues ensemble depuis qu’elles ont été créées dans le studio de Véronèse », s’enthousiasme le commissaire de l’exposition, Xavier Salomon.

 

Paolo Caliari, dit Véronèse en référence à la ville de Vérone où il est né en 1528, n’est peut-être pas le plus connu des peintres de la Renaissance italienne. Mais, selon Xavier Salomon, il est certainement « le plus représentatif de la Renaissance de Venise, dont il montre toute l’opulence et la grandeur » avec ses tableaux aux arrangements théâtraux, illuminés de lumière et de couleur.

 

Tableau retrouvé

 

Du côté de la France, les policiers ont retrouvé à Nice, sur la côte sud-ouest du pays, un tableau du peintre néerlandais Rembrandt qui avait été dérobé dans un musée municipal de la région en juillet 1999, a-t-on appris mercredi de source proche de l’enquête.

 

Les enquêteurs de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels (OCBC), en coordination avec la police judiciaire de Nice, ont interpellé mardi deux personnes en possession de l’oeuvre, après avoir mis en place une surveillance à la suite d’un renseignement, selon la même source.

 

Cette petite toile de 60 centimètres sur 49, intitulée L’enfant à la bulle de savon et appartenant à l’État français, avait été volée au musée municipal de Draguignan.

 

Elle était estimée à l’époque du vol à environ 20 millions de francs. Non datée, elle représente, à une fenêtre, un adolescent aux cheveux longs portant un collier en or avec une médaille autour du cou. Il tient dans sa main une bulle telle une boule de cristal et dans l’autre, une paille.

 

Aucune précision n’a été apportée dans l’immédiat sur le sort du tableau au cours de ces 15 dernières années.