D’audace et de passion

Avec une quinzaine de spectacles, la chanson occupe encore une fois une place prépondérante, avec offre dense à la clé.
Photo: Mélanie Sédillot-Jomphe Avec une quinzaine de spectacles, la chanson occupe encore une fois une place prépondérante, avec offre dense à la clé.

C’était jour de dévoilement de programmation pour le festival Vue sur la relève, mardi matin au Lion d’Or. Marie-André Thollon, fondatrice et directrice artistique, a ainsi révélé de quel bois se chaufferait la 19e édition. Répondant présents à l’appel pour une deuxième année consécutive à titre de porte-parole, la comédienne Pascale Bussières et l’auteur-compositeur-interprète Alex Nevsky l’ont rejointe sur scène en y allant d’une allocution improvisée aussi décousue que charmante. Un écrin accueillant les premiers spectacles de jeunes créateurs, l’événement en comptera cette année 37.

 

Depuis 1996, les avancées numériques ont changé la donne pour les artistes, qui peuvent désormais se faire voir sans passer par les réseaux traditionnels souvent inaccessibles. Dans ce contexte, une vitrine comme Vue sur la relève demeure-t-elle pertinente ? « Pertinente et essentielle, croit Marie-André Thollon. Pour eux, ça représente un tournant dans leur carrière. C’est une industrie où il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus […] Ce que je remarque, c’est que les jeunes créateurs sont conscients de l’ampleur de l’offre et ils arrivent avec des propositions à la fois de plus en plus audacieuses et de mieux en mieux ficelées. »

 

Triés sur le volet (ils furent plus de 200 à être considérés), ces 37 artistes ou formations retenus se produiront au fil de 12 soirées. En théâtre, on pourra apprécier le travail de quatre troupes de la relève, tandis qu’en danse, pas moins de neuf créations seront mises en avant. La musique instrumentale sera représentée par trois groupes, dont Kite Trio, qui a offert une prestation tout velours et ambiance en guise de préambule à la conférence de presse.

 

Avec une quinzaine de spectacles, la chanson occupe encore une fois une place prépondérante, avec offre dense à la clé. Prenez Michel Robichaud, dont on résume ainsi le style : « acoustique-progressif-populaire-folk-sympathique ». Après sa prestation entre deux discours, on ne peut que convenir de la pertinence de chaque mot, auxquels on ajoute un « formidable » bien senti.

 

Enfin, une résultante de la confluence de quatre autres volets, le segment multidisciplinaire servira de rampe de lancement à quatre objets singuliers, comme Êtres à lacer, une oeuvre signée Collision collective, un collectif de danseurs, de musiciens et de cinéastes, chantres de la « libération artistique et du dialogue entre les disciplines ».

 

Ouvert à l’ensemble de la francophonie, le festival Vue sur la relève se tiendra à Montréal du 2 au 12 avril à la Sala Rossa, au Cabaret du Mile-End, au Gesù, au Lion d’Or, et à La Marche d’à côté.

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