Février, mois de la différence à Québec

«Hakanaï», d’Adrien Mondot et Claire Bardainne
Photo: Adrien Mondot et Claire Bardainne «Hakanaï», d’Adrien Mondot et Claire Bardainne

Cette année encore, le Mois Multi s’installe dans le tranquille mois de février pour nous faire découvrir de nouvelles formes d’art. Tour d’horizon en six mots clés.

 

Enfants : l’une des oeuvres les plus invitantes du programme s’adresse à toute la famille. Concerto au sol, du Montréalais Félix Boisvert, mêle la vidéo et les marionnettes. La directrice de la programmation, Viviane Paradis, dit avoir été tout simplement « émerveillée » par le résultat. Toute en finesse, l’oeuvre raconte l’histoire d’un musicien dont la main se prend pour un être à part entière. On nous promet un véritable « ballet de mains ».

 

Québec : les créateurs de Québec sont particulièrement dynamiques dans les arts multidisciplinaires. Parmi eux, on remarque le Bureau de l’APA, dont le dernier spectacle a été fort bien accueilli en décembre à l’Espace Libre. Intitulée Les oiseaux mécaniques, cette oeuvre touffue transforme un concert de Beethoven en joyeux bordel.

 

Piano : Jocelyn Robert aussi vient de Québec, et sa réputation dans le domaine de l’art audio n’est plus à faire. Habitué du Mois Multi, il nous convie à repenser le temps et le silence à l’aide d’un piano manipulé par ordinateur. Le musicien devra dès lors « dériver dans un labyrinthe logiciel ». On remarque par ailleurs que le piano a la cote cette année puisqu’il est le thème dominant d’un autre spectacle, La chute du piano. Cette ambitieuse coproduction avec la France s’inspire des figures de Gilles Deleuze et John Cage. Elle est produite par le collectif Rhizome

 

Confort : le Mois Multi innove aussi dans le soin apporté aux spectateurs. Ainsi, ceux qui assisteront à la performance sonore Opium seront confortablement installés dans des… hamacs. Comme le titre le suggère, le spectacle met en scène un univers « envoûtant »« habité d’une musique aux effets narcotiques hallucinants ».

 

Suicides ratés : l’homme de théâtre Christian Lapointe aborde à nouveau un sujet confrontant avec ce spectacle baptisé Orphée 21. Cette installation vidéo est constituée de quatre entrevues avec des gens qui ont survécu à leur suicide.

 

Coney Island : ce spectacle promet d’être l’une des performances les plus colorées au programme. Inspirée de l’univers de la célèbre foire de Brooklyn, Notre Coney Island a notamment été conçue par une partie de la bande de l’Orchestre d’hommes-orchestre.

 

Le Mois Multi se déroule du 5 février au 2 mars. La plupart des oeuvres sont présentées au complexe Méduse, mais on en verra aussi à la Caserne d’Ex Machina, au Musée national des beaux-arts et à la Galerie des arts visuels. De plus, pour la première fois cette année, le programme n’est pas séparé en deux parties et les installations seront à voir en même temps que le reste. Quant au Cabaret audio, on a eu la bonne idée de le camper au Cercle.