Cirque - Bonjour les copains

Retrouvailles d’anciens copains d’école : belle entrée en matière pour un spectacle de cirque. Pour Flip FabriQue, jeune troupe québécoise qui prend d’assaut la Tohu ce vendredi, le thème n’a rien d’imposé. Attrape-moi est né de la vraie rencontre d’ex-camarades de classe.

Sur la route entre Montréal et Toronto, les comparses d’autrefois étaient de nouveau réunis il y a quelques semaines, pour présenter leur bébé au public ontarien lors d’un événement consacré au Québec, un an après l’avoir mis au monde à la Caserne à Québec.


Au téléphone, quelque part sur la 401 en direction de la Ville Reine, la bande de joyeux lurons a raconté au Devoir que cette première création n’est rien de plus que l’autoportrait de six jeunes qui se redécouvrent, après s’être perdus de vue pendant dix ans. Bref, un résumé de la vraie vie des protagonistes (cinq gars et une fille), qui ont bamboché sur les scènes du monde avant de renouer pour pondre une création de leur propre cru.

 

Retour aux sources


Après un parcours vécu en symbiose au tournant des années 2000 à l’École de cirque de Québec, les six amis avaient pris chacun leur baluchon pour tourner, l’un en Allemagne, l’autre avec le Cirque Éloize, et d’autres avec le Cirque du Soleil. Puis, un retour aux sources s’est imposé.


« Nous avons été notre propre inspiration. Nous avons tout fait ensemble, étudié, puis travaillé ensemble. Puis, chacun a travaillé séparément pour diverses troupes, avant qu’on ne se retrouve. C’est comme ça qu’est née l’idée de créer notre propre spectacle. On voulait voir si l’on pouvait retrouver la synergie d’antan », explique Bruno Gagnon, l’un des six copains de la bande.


Attrape-moi,c’est des retrouvailles festives avec un arrière-goût de nostalgie et d’écoliers en liberté conditionnelle, qui se décident à faire la fête. Après dix ans d’oubli, on se retrouve pour faire la java, dans un chalet où les chaises pliantes deviennent la matière première dans une série de numéros acrobatiques. Pas de trame narrative dans ce Big Chill version cirque, où le plaisir du jeu et l’humour et le cirque tout court l’emportent sur tout le reste.


« La matière première, c’est l’acrobatie, le dynamisme et le plaisir d’être ensemble », ajoute Gagnon, un féru de diabolo, qui a joué les clowns pendant cinq ans au sein de Cortéo, du Cirque du Soleil.


Attrape-moi affiche au menu de nombreux numéros de main à main, de banquine, de diabolos, de jonglerie, ainsi qu’une scène de trampomur (trampoline sur une paroi) bien attendue. La musique et le beatboxing arrosent cette fiesta collégienne, qui s’annonce comme un des rares spectacles franchement familiaux de cette quatrième édition de Montréal complètement cirque, avec L’homme cirque, présenté sous chapiteau à côté de la Tohu.

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