La Baronne reçoit pour les 20 bougies du Cirque Éloize

Imaginée par Jeannot Painchaud, fondateur du Cirque Éloize, et écrite à deux mains par Rémy Girard et Denis Bouchard, cette incursion dans l’univers d’une baronne cantatrice, incarnée par Catherine Pinard, mettra à contribution comédiens, acrobates, musiciens et clowns.
Photo: Shoot Studio Imaginée par Jeannot Painchaud, fondateur du Cirque Éloize, et écrite à deux mains par Rémy Girard et Denis Bouchard, cette incursion dans l’univers d’une baronne cantatrice, incarnée par Catherine Pinard, mettra à contribution comédiens, acrobates, musiciens et clowns.

La Baronne et toute sa suite ouvriront mercredi soir le bal du quatrième Montréal complètement cirque (MCC). Avec ce spectacle de music-hall qui marie cirque et théâtre, le festival circassien, qui s’amuse à vagabonder hors de la piste, affine encore plus cette année sa marque de commerce, celle d’un événement abonné au mélange des genres.


Pour sa 4e édition, Montréal complètement cirque lève son chapeau au Cirque Éloize qui, pour souligner ses 20 ans, invite la famille élargie à un party de fête en mode cabaret. Dans ce Music-hall de la Baronne, mêlant chanson, théâtre et acrobaties, le cirque madelinot se lance dans une 10e création, celle-là plutôt festive et spontanée, où le public pourra siroter un verre et casser la croûte.


Imaginée par Jeannot Painchaud, fondateur du Cirque Éloize, et écrite à deux mains par Rémy Girard et Denis Bouchard, cette incursion dans l’univers d’une baronne cantatrice, incarnée par Catherine Pinard, mettra à contribution comédiens, acrobates, musiciens et clowns. « On a imaginé un spectacle où les chansons seront interprétées en direct et donneront vie à toute une série de personnages et de numéros. On a joué avec la matière première que sont les numéros de cirque pour créer un music-hall théâtral qui aura des relents des années 50 », explique Denis Bouchard.


En avant la musique


Dans ce fameux cabaret, les loustics se côtoient. Outre cette Baronne dodue venue d’Ouzbékistan qui règne sur toute la troupe, on retrouvera Fernand, un pianiste bourré à souhait, Désirée, une nièce ultracomplexée incarnée par Geneviève Beaudet, Manuel, un homme à tout faire, et le maître de cérémonie, Renaud Paradis, versé dans la claquette et le gumboots. Les scènes changeront au rythme des envolées musicales écrites par Jean-Fernand Girard, inspirées notamment par Mistinguette et Charles Trenet. « Il y a beaucoup d’interaction avec le public et il ne s’agira pas d’une enfilade de numéros de cirque. On a tenté d’amener [le cirque] dans l’univers du théâtre et de la musique », insiste Denis Bouchard.


Des antipodistes finlandais, qui font virevolter des objets au bout de leurs pieds, seront de la partie, ainsi que le clown belge Emmanuel Guillaume, tête de Turc de la fameuse Baronne. Les numéros de contorsion, de roue Cyr, de trapèze et de cerceaux aériens se fondront aux scènes jouées par les comédiens.


Après la tournée au Japon de ID, la venue en novembre prochain de la nouvelle création Cirkopolis à la Place des Arts, et la participation de Jeannot Painchaud à l’exposition Paris en scène, 1889-1914, au Musée de la civilisation, le Cirque Éloize sera sur toutes les scènes en 2013, y compris celle de cette Baronne à la poigne de fer.

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