Procès Rémy Couture : le contenu diffusé est «de l’art»

Rémy Couture, le spécialiste en effets spéciaux accusé de corruption de moeurs, défend son travail comme une oeuvre d’art.


M. Couture témoignait mardi lors de son procès tenu à Montréal.


Selon lui, son site Internet axé sur l’horreur, où il a interprété un tueur psychopathe qu’il a créé, est de nature artistique, et non pas pornographique. Il a plaidé également que la nature sexuelle de certaines des photos publiées est secondaire et qu’il est davantage intéressé par les effets spéciaux et la valeur artistique de ces oeuvres.


M. Couture est accusé de corruption de moeurs via la distribution, la possession et la production de contenus obscènes, une affaire judiciaire qui explore les limites de l’expression artistique et des lois canadiennes sur l’obscénité.


Le site comprend des centaines de photos et deux vidéos de fiction qui montrent des meurtres sordides, de la torture, des agressions et de la nécrophilie. Tous ces actes mettent en scène de jeunes femmes. La Couronne décrit les contenus disponibles sur le site, présentement hors ligne, comme obscènes et affirme qu’ils vont trop loin.


M. Couture a été arrêté en octobre 2009 et a plaidé non coupable aux trois accusations en 2010. Il a fait valoir que l’État n’avait pas à définir ce qu’est de l’art ou à empiéter sur son droit à la liberté d’expression.


Le procès, devant un jury de sept femmes et cinq hommes, en était mardi à son cinquième jour d’audiences.