Négociations - BAnQ dépose ses dernières offres

Les négociations entre Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et ses employés ont repris et porté leurs fruits. Mais il faudra attendre la nouvelle année pour en connaître la teneur.

Quarante-huit heures après le troisième jour de débrayage de ses employés de bureau et techniciens, BAnQ a fait « ses offres finales » aux comités du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) par le truchement d’un conciliateur.


« Nous souhaitons que les comités de négociation soumettent ces offres à leurs membres et espérons que celles-ci permettront d’en arriver à des ententes négociées », peut-on lire dans un message envoyé par la direction de BAnQ à tout son personnel.


« Nous reviendrons avec une contre-proposition le 16 janvier, a indiqué au Devoir Maryse Rousseau, vice-présidente au SFPQ. Mais le comité de négociation est optimiste et pense arriver à une entente de principe. »


Les employés de BAnQ affiliés aux deux syndicats sont sans contrat de travail depuis plus d’un an. Les points en litige concernent les salaires, les surnuméraires et les horaires pour concilier travail et famille. Sur le plan salarial, le SFPQ réclame des augmentations similaires à celles des autres collègues de la fonction publique. BAnQ répond que, lors des dernières négociations, le SFPQ a bénéficié de hausses plus importantes que ses collègues en santé et en éducation. Et que la rémunération de tous les employés de la fonction publique se rejoint sur une échelle de cinq ans (2010-2015), selon le mandat donné par le Conseil du Trésor.


Une première demi-journée de débrayage a eu lieu le 30 octobre, puis à nouveau le 2 décembre avec les collègues du SPGQ pour dénonce la lenteur des négociations. Samedi dernier, 450 employés du SFPQ ont encore tenu les piquets de grève toute la journée à la Grande Bibliothèque et dans les neuf centres d’archives répartis sur le territoire québécois, forçant l’institution à fermer ces derniers et à réduire ses services rue Berri. Seul le prêt en libre-service était accessible, les retours de documents ne pouvant être enregistrés.