Bûches de Noël - Timber! investit la Tohu pour le temps des Fêtes

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	Dix-huit mois après sa création, on redécouvre ce spectacle qui carbure à la musique traditionnelle, à l’imagerie des camps de bûcheron et des familles tissées serrées.</div>
Photo: Cirque Alfonse
Dix-huit mois après sa création, on redécouvre ce spectacle qui carbure à la musique traditionnelle, à l’imagerie des camps de bûcheron et des familles tissées serrées.

La table est mise pour une série de veillées à saveur d’antan à la Tohu, où la troupe familiale Alfonse, avec son cirque en bois brut, déposera dès mardi soir ses bûches et ses haches pour toute la période des Fêtes.

Découverte au festival de cirque de Montréal en 2011, la jeune troupe composée de trois générations du clan Carabinier de Saint-Alphonse-Rodriguez est de retour à Montréal avec Timber !, après avoir « swingué sa bacaisse » et joué ses rigodons aux quatre coins du Québec.
 
Dix-huit mois après sa création, on redécouvrira donc ce spectacle — version circassienne de La Bottine souriante — qui carbure à la musique traditionnelle, à l’imagerie des camps de bûcheron et des familles tissées serrées. Dans la cabane du Cirque Alfonse, on jongle et voltige autour des haches, des godendarts (scies doubles) et des billes de bois. Un spectacle aux effluves de fèves au lard et de tourtière, on ne peut mieux choisi pour cette période de festivités.
 
« Timber !, ce n’est plus un bois brut comme à l’été 2011. Tout a été resserré. Depuis, on s’est beaucoup promené au Québec, de l’Abitibi à la Côte-Nord en passant par Rivière-du-Loup. En région, là où les plus vieux ont vécu les camps de bûcheron, ça touche vraiment des cordes sensibles », expliquent Julie et Antoine Carabinier, frère et sœur qui partagent les planches avec leur père Alain, âgé de 66 ans, le beau-frère Jonathan, et Guillaume Saladin, un grand Joe Montferrand qui a l’air de pouvoir déplacer des montagnes.
 
De père en fils

Arthur, le petit dernier du clan Carabinier âgé de 18 mois défend même sa place sur la scène investie par les barbus. « Les gens se voient là-dedans. Le fait qu’on soit une famille et que tout le monde mette la main à la pâte, ça plaît aux spectateurs », affirment Julie et Antoine. La mère Carabinier, qui veille à temps plein sur les finances de la troupe, risque d’avoir une année 2013 fort occupée.
 
Avant une tournée en Bretagne, Timber ! est attendu en Suisse, pays d’origine du père, puis, l’été prochain, à Londres. Preuve que l’odeur de bois brut ne séduit pas que les foules nordiques, les Carabinier doivent manier les haches et le billot sous les tropiques au Mexique et en Amérique du Sud l’automne prochain. « Même si les histoires de bûcherons ne font pas partie intégrante de la culture de tous les pays, la musique traditionnelle, elle, fait vibrer tous ceux qui ont une fibre celtique en partant », affirme Antoine.
 
Des négociations sont en cours pour atterrir en Autriche à Noël 2013 et le Cirque Alfonse envisage même de mettre le pied à New York d’ici 2014.
 
Si virevolter sur du « deux par quatre » n’est pas de tout repos, les Carabinier s’en tirent jusqu’ici qu’avec quelques coupures mineures. À croire qu’un ange aux ailes de tôle veille sur cette famille de casse-cou. « C’est dur physiquement, confie Julie, surtout pour notre père qui a parfois mal au dos. Mais on parvient à trouver notre souffle et nos respirations dans le spectacle ! »
 
Le public, lui, doit s’attendre à retenir le sien par moments !