Des soirs qui penchent encore

Le cabaret poétique dirigé par Loui Maufette sera présenté samedi, dimanche et lundi soir au Festival international de la littérature (FIL) à Montréal, et au Centre national des arts à Ottawa du 3 au 6 octobre. Le spectacle intitulé Poésie, sandwichs et autres soirs qui penchent réunit plus de 25 interprètes sur scène, dont Anne-Marie Cadieux, René-Richard Cyr, Fanny Malette et Julie Le Breton.

Le show repose sur une idée toute simple : célébrer la poésie, magnifier l’amour des mots. Les « passeurs de poésie », acteurs, chanteurs, danseurs et musiciens se réunissent autour d’une scénographie toute simple, en fait une immense table de cuisine. Les textes sont livrés sur fond musical. Et le bonheur de cette production perce de partout depuis sa création en 2006. D’autant plus que le communiqué de la troupe demande de « laisser sa mauvaise humeur à la porte ».


Le programme habituel repose sur un florilège touffu et disparate, où les poètes québécois se taillent la part du lion. On y verse du Nelligan, mais aussi du Claude Gauvreau, du Patrice Desbiens, du Marie Uguay. Leurs mots échangent avec des extraits choisis de Jean Genet, James Joyce ou Jim Morrison.


Le titre de ce spectacle d’un modèle en apparence suranné et en même temps hyperfestif s’inspire en partie de l’émission radiophonique Le cabaret du soir qui penche, conduite pendant des années, le dimanche soir, à la radio de Radio-Canada par l’animateur-comédien Guy Maufette. Son fils Loui, qui signe ici sa première mise en scène, a conçu cet hommage à « l’esprit ludique et profond de son père ».

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