Hautes-Laurentides - Fresque de nuit, pour revivre l’histoire

Le spectacle multisensoriel Fresque de nuit est projeté sur la façade de la cathédrale de Mont-Laurier et le décor environnant.
Photo: Zoom Studio Photo Le spectacle multisensoriel Fresque de nuit est projeté sur la façade de la cathédrale de Mont-Laurier et le décor environnant.

Mont-Laurier — Mont-Laurier s’inspire du Moulin à images de Robert Lepage en présentant Fresque de nuit, un spectacle multisensoriel projeté sur la façade de la cathédrale lauriermontoise et son décor environnant. Un moyen d’attirer les touristes et de souder la communauté autour d’un événement.

La nuit vient à peine de tomber et il est déjà difficile de se trouver une place sur la pelouse. Certains y sont installés depuis plus d’une heure pour avoir le meilleur point de vue. Ils ont apporté leur chaise et une couverture car la soirée peut être fraîche à Mont-Laurier. Ils sont plus de 2000 à s’être déplacés pour voir Fresque de nuit.


« C’est un spectacle familial et convivial destiné à faire connaître l’histoire de la région aux gens de l’extérieur », explique le directeur artistique Martin Gagnon, qui est aussi le fondateur d’Ambiances Design Productions, la firme montréalaise spécialisée dans la conception d’environnements visuels, à l’origine du projet. Pour avoir collaboré au Moulin à images, il précise toutefois qu’il ne faut pas s’attendre à voir la même chose qu’à Québec. « Nous avons voulu faire un événement unique à Mont-Laurier. »


Ainsi, pendant une quarantaine de minutes, les spectateurs sont invités à revivre l’histoire des Hautes-Laurentides. À partir de légendes et d’archives, Fresque de nuit présente les moments et les personnages marquants de la région, de l’arrivée du curé Labelle à celle de Solime Alixe, fondateur de Rapide-de-l’Orignal, l’ancien nom pour désigner Mont-Laurier, jusqu’à l’histoire de Jos Montferrand accompagnée d’un rigodon soulevant l’enthousiasme du public.


« 80 % du contenu est original. Nous avons créé les textes des chansons et les trames sonores ; nous avons aussi fait faire des illustrations traditionnelles. Nous avons utilisé très peu d’archives vidéo et de photos », précise Martin Gagnon.


Le spectacle retrace aussi l’épisode du petit train du Nord avec une énorme locomotive laissant échapper de sa cheminée un gros nuage de fumée. Le tragique incendie de la cathédrale, qui ne laissa debout que la façade, est également repris avant de faire un bond dans le futur de Mont-Laurier. Un futur électro, rythmé et coloré, s’achevant par un feu d’artifice.


La foule crie et applaudit, comblée. Comme Annie Robidoux, directrice générale du festival Haute Voltige Laurentides qui s’est tenu du 22 au 25 juin et où Fresque de nuit a débuté. « Depuis plusieurs années, la région vit une période de morosité avec la baisse d’activité du secteur forestier, dit-elle. En créant un événement aérien qui aura lieu pendant quatre ans et auquel on ajoute Fresque de nuit, nous nous repositionnons comme région touristique et nous regagnons notre fierté de Lauriermontois. »


 

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