L’Observatoire de l’humour sera inauguré jeudi

Ce n’est pas parce que c’est drôle qu’il ne faut pas le prendre au sérieux. À preuve : l’École nationale de l’humour et l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour (APIH) ont décidé de mettre en place, en choeur, l’Observatoire de l’humour au Québec, dont la création va être officialisée ce jeudi à Montréal.

Lieu de rassemblement de professeurs, de penseurs et de chercheurs s’intéressant au fait comique, peu importe l’endroit dans la société où il décrispe, l’espace de réflexion vise à « élever le débat » et à « mieux comprendre » le phénomène de l’humour au Québec, comme ailleurs, en évitant « les attaques personnelles » et « la mauvaise foi habituelle », a indiqué hier au Devoir Louise Richer, directrice de l’École et instigatrice de ce projet.


« L’idée me trotte dans la tête depuis longtemps, dit celle qui en 2008 a organisé à Montréal le tout premier colloque universitaire et pluridisciplinaire sur la question de l’humour. Les controverses autour de l’humour [portant autant sur la masse d’humoristes au Québec que sur les déclarations de certains d’entre eux] ont fini par me lasser. Les praticiens ne sont pas toujours les mieux placés pour comprendre et analyser le rôle et la place de l’humour dans la société. L’observatoire va permettre d’élever le débat, sans pour autant évacuer le sens critique. »


Près de 15 chercheurs, professeurs ou étudiants oeuvrant dans plusieurs universités vont donner corps à l’Observatoire de l’humour dont la création remonte à décembre dernier. Son inauguration officielle va se faire en grande pompe dans le cadre du 80e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS) qui a ouvert ses portes hier à Montréal.


L’événement va se tenir en marge d’un colloque intitulé Humour, reflet de la société présenté jeudi et dans lequel plusieurs membres de l’Observatoire se préparent à présenter les résultats de leurs travaux. Il y sera par exemple question de l’humour indocile des humoristes contemporains, du sens de l’humour absurde, mais également de la place qu’occupe le rire dans la sphère de la médecine, de la thérapie tout comme dans l’univers de la gestion. « Ce que nous voulons, c’est générer des réflexions approfondies sur ce sujet », dit Mme Richer.

1 commentaire
  • Dmarquis - Abonné 8 mai 2012 06 h 40

    Le ridicule ne tue pas

    Sincèrement, dans l'état des choses et des enjeux (environnement, santé, innovation, ) est ce vraiment stratégique cet observatoire .. Mettez tout cet argent dans les nanotechnologies ... au mieux faites payer tout ça par les millionaires de l'humour et leurs acolytes!
    Le Québec est vraiment distinct!