Cantat à Paris : pas de scandale

Paris — Bertrand Cantat vient de jouer à Paris le rôle du chœur dans la «trilogie des femmes» de Wajdi Mouawad sans que cela ne suscite un quelconque émoi dans les médias.

L'ancien chanteur de Noir Désir était à l'affiche, de mardi à hier, du Théâtre des amandiers, à Nanterre, dans la banlieue parisienne, pour les dernières représentations du spectacle. C'était la première fois que la trilogie passait par Paris. Pourtant, la présence de Cantat sur la scène des Amandiers, où le spectacle a été présenté pendant un mois, n'a pratiquement eu aucun écho dans la presse. Ici, pas de débat sur la moralité du retour sur les planches de l'homme condamné pour l'homicide involontaire de Marie Trintignant. De cet événement, on aura surtout retenu que l'ex-idole souffrait mardi, lors de sa première apparition, dans Les Trachidiennes, d'une extinction de voix. Il était là mais muet, remplacé par l'enregistrement de sa propre voix.

En fait les médias guettent davantage les rares apparitions sur scène de Cantat-le-chanteur dans la perspective d'un éventuel «grand retour». En novembre encore, l'ex-leader de Noir Désir est remonté sur la scène du Zénith de Paris pour chanter deux titres avec le groupe de rock français Shaka Ponk, devant 6000 fans. Une anthologie de Noir Désir intitulée Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien est par ailleurs parue le mois dernier.

La semaine dernière, l'éditeur Actes Sud a par ailleurs publié Choeurs, un album réunissant l'ensemble des choeurs de la trilogie de Mouawad. Les paroles sont du poète Robert Davreu, qui a librement traduit Sophocle, et la musique est de Cantat. Les paroles de Dithyrambe au soleil sont en revanche de Mouawad et Cantat, qui a par ailleurs entièrement composé Bury me now.

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