Guy A. Lepage s'inquiète du recul du français

Le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a remis hier la Médaille d'honneur de l’Assemblée nationale aux membres de Rock et Belles Oreilles et à leur gérant, Jacques Primeau, pour souligner le 30e anniversaire de création du groupe. De gauche à droite: Richard Z. Sirois, Jacques Primeau, Bruno Landry, Yves Pelletier, Chantal Francke, André Ducharme et Guy A. Lepage. Les chefs de parti ou leur représentant ont aussi pris part à la cérémonie.
Photo: Clément Allard - Collection Assemblée nationale Le président de l’Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a remis hier la Médaille d'honneur de l’Assemblée nationale aux membres de Rock et Belles Oreilles et à leur gérant, Jacques Primeau, pour souligner le 30e anniversaire de création du groupe. De gauche à droite: Richard Z. Sirois, Jacques Primeau, Bruno Landry, Yves Pelletier, Chantal Francke, André Ducharme et Guy A. Lepage. Les chefs de parti ou leur représentant ont aussi pris part à la cérémonie.

Québec — L'animateur, humoriste et comédien Guy A. Lepage s'inquiète du recul du français à Montréal.

De passage à Québec mardi avec ses comparses humoristes de Rock et Belles Oreilles pour recevoir la médaille de l'Assemblée nationale, l'animateur de Tout le monde en parle a dénoncé les commerçants montréalais qui s'entêtent à accueillir la clientèle en anglais.

«Tu rentres dans une boutique de souliers et le vendeur ou la vendeuse t'aborde en anglais! Je dis: commence en français! Si je réponds en anglais parce que je suis un touriste ou un unilingue anglophone, c'est une chose, mais ciboire, respect [pour les francophones]. Vraiment, respect», a-t-il laissé tomber en entrevue.

Langue commune

Guy A. Lepage affirme qu'il n'a rien contre l'usage de l'anglais, bien au contraire. Néanmoins, il considère que le français doit s'imposer comme la langue commune dans la métropole.

«Je suis né dans une ville bilingue et j'aimerais parler anglais bien mieux que je le parle. Mais Montréal est une ville francophone dans une province francophone et cela devrait être une obligation pour tout le monde de parler la même langue commune», a-t-il souligné.

Tourner les talons

Contrairement à bien d'autres francophones, Guy A. Lepage n'accepte pas de passer à l'anglais si un marchand l'accueille dans la langue de Shakespeare. En fait, il assure qu'il tourne les talons chaque fois qu'une telle chose arrive.

«Quand je me fais aborder en anglais dans la rue, je ne me pose pas de question. Je me dis: c'est un touriste et je lui réponds en anglais. Dans un commerce, je sors, je quitte instantanément et je fais une plainte à l'Office québécois de la langue française, tout le temps, tout le temps», a-t-il insisté.

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