La légende de la danse cubaine Alicia Alonso invite Barack Obama dans l'île

La Havane — La légende de la danse cubaine Alicia Alonso a invité le président des États-Unis, Barack Obama, à venir avec sa famille dans l'île communiste, sous embargo américain depuis près d'un demi-siècle, pour assister au Festival international de ballet de La Havane dans un mois.

«Je souhaite inviter le président des États-Unis à venir au Festival de ballet à Cuba avec sa femme et ses adorables filles pour voir la beauté de l'art, de l'amour et de la vie», a déclaré la directrice du Ballet national de Cuba, qui fêtera ses 90 ans en décembre.

Le XXIIe Festival de ballet de La Havane, organisé du 28 octobre au 7 novembre, sera marqué par la participation exceptionnelle de l'American Ballet Theatre, qui ne s'est plus produit dans l'île depuis 50 ans, et de membres du New York City Ballet.

C'est dans ces deux compagnies que Mme Alonso a commencé sa carrière de danseuse classique aux États-Unis au début des années 1940.

Les échanges culturels entre les deux pays se sont améliorés depuis l'arrivée au pouvoir de Barack Obama début 2009, après avoir été réduits au strict minimum en 2004 sous la présidence de son prédécesseur, George W. Bush.

Cinq condamnés à libérer

Alicia Alonso, considérée comme une ambassadrice de la révolution cubaine, a également demandé «une faveur» à M. Obama: qu'il «livre les cinq Cubains», en référence à cinq agents cubains condamnés à de lourdes peines de prison pour espionnage aux États-Unis.

Elle a également remercié des musiciens, acteurs et cinéastes américains qui ont écrit au président américain pour lui demander de les relâcher.

Parmi eux figurent Oliver Stone, Michael Moore, Danny Glover, Susan Sarandon, Sean Penn, Martin Sheen, Ry Cooder, ou encore le Portoricain Benicio del Toro.

Les cinq agents cubains Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Ramon Labanino, Antonio Guerrero et Rene Gonzalez, sont incarcérés aux États-Unis depuis le 12 septembre 1998 et ont été condamnés en 2001 à des peines allant de 15 ans à la perpétuité.

Les autorités cubaines ont reconnu les activités d'espionnage des cinq hommes, qui surveillaient des groupes anticastristes en Floride, mais assurent qu'ils n'ont pas porté préjudice à la sécurité des États-Unis.